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EDITOIl y a moins de six mois, nous nous réunissions pour le plus grand rassemblement de politique française de l’année 2010. Nous nous réunissions pour fonder un nouveau mouvement politique. Grâce à vous tous, cette fondation a été un grand succès. Ainsi, aujourd’hui, le mouvement et son réseau social permettent à près de vingt mille personnes de dépasser l’isolement de l’action et de la pensée individuelle. Il y a un an de cela, alors que nous nous réunissions à la Maison de l’Amérique Latine, qui aurait pu imaginer où nous en serions un an plus tard ? Peut être est-il temps désormais de nous retourner sur la première œuvre accomplie et de nous demander comment nous en sommes arrivés là. De quoi ce mouvement est-il né ? Ce mouvement est né dans l’enthousiasme et le sentiment de l’urgence. Il n’a pas été voulu comme l’étape d’une progression planifiée, mais il s’est imposé à nous en raison des circonstances. Car nous étions nombreux à partager le sentiment que la France s’abîme. Et les mois suivants n’ont fait que confirmer nos craintes. De l’été du discours de Grenoble à l’affrontement stérile sur les retraites, la France est apparue au monde comme l’homme malade de l’Europe, incapable de rester fidèle à ses principes, inapte à se moderniser pour affronter les défis de la mondialisation, du vieillissement démographique et de la crise économique. Nous étions nombreux aussi à constater que les partis étaient désormais des freins au changement du pays et non des réponses. Car rien de nouveau n’en est venu au cours des trois dernières années que des stratégies personnelles, des querelles superficielles et des réflexions surannées. Comment s’étonner que les Français se détournent de la politique et plus encore des hommes et des femmes qui portent ces politiques ? Nombre d’entre nous, enfin, sentaient diffusément qu’une alternative était à la fois indispensable et possible. C’est cette alternative que nous construisons, de rendez-vous en rendez-vous, pour répondre au désarroi d’un pays qui se sent à bout de souffle, qui perd ses repères moraux et s’inquiète de la perspective du déclin dans un monde qui change rapidement. Que peut être un mouvement politique aujourd’hui ? Nous ne serons pas et ne voulons pas être un parti traditionnel, à l’instar de l’UMP ou du PS. Nous voulons être la démonstration vivante qu’il y a autre chose au-delà de la forme partisane qui domine notre vie politique, l’assèche et la stérilise. Gardons ce qu’il y a de positif, l’engagement politique et civique, le désir de faire partager des idées et la mise en commun des énergies pour rendre possible l’action, mais mettons-le au service de l’intérêt général, de l’ensemble du peuple français et non d’un camp ou d’un autre, d’un système d’idées ou d’une solution-miracle. Sans cesse, d’interview en interview, on m’interroge sur notre positionnement. On voudrait que nous rentrions sagement dans une case, pour ne surtout pas déranger le jeu politique et médiatique. Alors je répète sans cesse la même chose, confiant qu’un jour cette conviction se fraiera un passage auprès de tous nos concitoyens : République Solidaire est un mouvement indépendant, au-dessus des clivages partisans, accueillant tous les Républicains quelles que soient leurs affiliations, leurs origines, leurs sensibilités. Voilà toute notre feuille de route, créer du lien entre les Français, rendre possible la renaissance d’un espoir partagé par tous. Je ne crois pas à l’embrigadement au service d’une idée ou d’un homme, mais je crois à la défense de l’esprit d’indépendance qui est au cœur de notre histoire, au cœur de notre culture et au cœur de notre avenir. Je crois au dépassement des intérêts et des passions particulières dans la fidélité à ce qui tient notre peuple ensemble à travers une longue et riche histoire, l’Etat, la République, la Nation. Au cours des prochains mois nous allons continuer à grandir bien sûr, mais nous allons aussi changer. Et cette étape sera décisive pour nous rendre capable de peser sur le débat public. Ce changement, il dépend non d’un organigramme, non d’une structure, non d’une plate-forme, mais bien de l’engagement quotidien et de l’ardeur de chacun d’entre vous. Nous devons certes travailler et discuter entre nous, mais le défi c’est aujourd’hui d’abord d’aller vers les Français, de porter avec eux le questionnement et l’espérance du changement. Avec le sens de notre mission et l’esprit de service, nous devons aller au devant des autres pour convaincre. D’autant que le conservatisme et les peurs mobiliseront contre nous, multipliant sur notre route les chausse-trappes. Alors qu’y a-t-il devant nous ? Le combat pour offrir à la France une alternative, dans le respect de nos principes républicains et la conviction qu’un sursaut est possible. Là où il y a la division, donnons l’exemple du rassemblement, là où pointe le renoncement, faisons preuve de courage et de détermination. Car je n’oublie pas que ce mouvement politique appartient à chacune et à chacun d’entre vous. Dominique de Villepin Brigitte Girardin, Secrétaire Générale de République SolidaireLe soir même de la création de République Solidaire, le 19 juin dernier, nous nous sommes remis au travail avec l’objectif très ambitieux d’organiser un maillage territorial digne d’un grand mouvement politique. En quelques mois, nous avons relevé le défi et installé dès octobre les premières fédérations départementales qui comportent, non pas un, mais quatre responsables locaux. Nous mesurons déjà les premiers effets positifs de ce déploiement territorial à travers les messages de soutien et les nombreuses informations qui remontent du terrain. En désignant ainsi dans chaque département et collectivité d’Outre-mer une équipe, nous souhaitons que s’exprime toute la diversité des Français qui adhèrent aux idées de Dominique de VILLEPIN. Nous voulons aussi que le sens du collectif et de l’engagement bénévole qui caractérise l’organisation nationale de République Solidaire soit également décliné localement. Plus précisément, notre encadrement comprend : Aujourd’hui, la plupart des fédérations sont opérationnelles. Vous pouvez entrer en contact avec chacune d’entre elles en vous reportant à la carte de notre organisation territoriale figurant sur notre site internet www.republiquesolidaire.fr (cliquez sur « le mouvement » puis sur « notre organisation »).Pour faciliter les contacts et la vie locale du mouvement, chaque fédération disposera d’une page d’informations sur notre site internet. Comme vous le voyez, notre organisation autour de ces quatre pôles, chargés chacun de mobiliser nos concitoyens pour que nous soyons de plus en plus nombreux, est inédite. C’est une grande force pour nous, mais c’est aussi une grande exigence : celle d’un travail d’équipe dépassant les ambitions personnelles et refusant les pesanteurs trop souvent inhérentes aux partis politiques. Nous réunirons tous les cadres de notre Mouvement le 4 décembre prochain à l’occasion de notre premier Conseil National. Ensemble, nous allons définir notre feuille de route pour les mois à venir et unir tous nos efforts pour accompagner Dominique de VILLEPIN sur le chemin de 2012. Je compte sur vous. |
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Premier Forum des Jeunes solidaires |
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Par Isabelle Ignace et Sidi Sakho |
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Le 25 septembre dernier, près de 400 jeunes se sont réunis au Forum de Grenelle à Paris pour le lancement du mouvement jeune de République Solidaire en présence de Dominique de Villepin. La seconde table ronde de la matinée a été organisée sur le thème suivant : « Une formation pour un emploi », animée par Sidi Sakho, coresponsable des Jeunes Solidaires. Un constat préoccupant y a été dressé : 20% de chômage chez les jeunes, parfois le double dans certaines zones, contre 10 pour l’ensemble de la population. Lors des échanges et débats avec la salle, quelques pistes concrètes ont pu être explorées : quotas de jeunes dans les entreprises, interdiction de recruter en stage plus de deux fois sur un même poste ou la limitation du nombre de stagiaires par entreprise, lancement de réflexions sur la valeur du diplôme dans les établissements les plus prestigieux de France, rapprochement universités/entreprises, ou encore nouvelle réforme des universités. Riches de propositions, les travaux de ces tables rondes matinales ont ensuite été remis à Dominique de Villepin par Isabelle Ignace, coresponsable du mouvement des Jeunes Solidaires. Dominique de Villepin, présent aux côtés de ces nombreux jeunes, a ensuite prononcé un discours de politique générale lors duquel il a notamment insisté sur l’importance de l’engagement politique dès le plus jeune âge : «Je souhaite que, contrairement à moi, vous puissiez connaître l’élection jeune. Réalisez à travers la politique ce bonheur très fort de servir les autres. », a-t-il ainsi déclaré. Après un déjeuner convivial, l’après-midi est resté studieux, avec deux ateliers de formation à huis-clos pour les jeunes militants : « Une nouvelle expression démocratique » et « Redonner l’envie de politique aux jeunes », où tous ont pu s’exprimer et apporter leur pierre à la construction des Jeunes solidaires. Une vraie réussite ! Plusieurs des 17 groupes de réflexions créés lors du lancement de notre mouvement se sont réunis depuis le mois de juin. Nous vous proposons dans les pages qui suivent, une synthèse des débats. Emploi, Travail, Politique de la Ville : Daniel GARRIGUE, Député et Président de séance. Economie, Finances, Industrie, Recherche : François GOULARD, Ancien Ministre, Député. Président de séance. Education, Culture : Azouz BEGAG, Ancien Ministre, Président de séance. Affaires Etrangères, Europe, Coopération, Défense : Mme Brigitte GIRARDIN, Ancien Ministre, Secrétaire Générale de République Solidaire et Mr Jacques LE GUEN, député du Finistère, Présidents de séance Santé, Territoires ruraux : Marc BERNIER, député de la Mayenne et Président de séance Affaires sociales : Marie-Anne MONTCHAMP, Présidente de séance. Justice, Institutions, Sécurité : Guy GEOFFROY, Député de Seine-et-Marne, Président de séance Thème de la réunion : « La puissance publique peut-elle assumer ses nouvelles responsabilités dans le nouveau contexte de notre pays ? ». Si le domaine institutionnel constitue un thème en apparence éloigné des préoccupations des Français, il est néanmoins crucial, au sortir du premier véritable quinquennat de la Vème République et à l’abord de la campagne présidentielle pour 2012, de réfléchir quant à l’équilibre de notre République. Pour lire le compte-rendu de ce débat et accéder à la vidéo de cette rencontre, vous pouvez suivre le lien suivant : http://www.republiquesolidaire.fr/5336-groupe-de-travail-justice-institutions-securite/ Entreprises, PME, Commerce Extérieur : René ANDRE, Ancien député, Président de séance. Thème de la réunion : « PME et croissance » Un public composé de nombreux chefs d'entreprises a témoigné de la difficulté d'entreprendre. En France le manque de confiance est total : Méfiance des banques, méfiance de l'administration, méfiance des familles des entrepreneurs. Une fois lancés, ces derniers se voient confrontés à d'autres difficultés. Pour croitre des seuils de gestion alourdissent la pression à 10, puis 20 puis 50 employés. Parfois les entrepreneurs sont leur propre limite de croissance par une méconnaissance des marchés internationaux, des dispositifs d'accompagnement ou la connaissance des langues étrangères. La libération et l'accompagnement de l'esprit d'entreprise seront un défi pour 2012. Nous vous rappelons que vous pouvez participer aux réflexions et travaux sur les sujets qui sont au cœur des préoccupations quotidiennes des Français, En consultant la rubrique DEBATS sur notre site Internet (http://www.republiquesolidaire.fr/debats/groupes-reflexions-thematique/), vous pouvez vous inscrire pour participer ou envoyer des contributions qui seront examinées par le groupe concerné. Déplacements de Dominique de VillepinDominique de Villepin s’est rendu à Saumur le 10 septembre dernier. Après un entretien avec le maire, Michel APCHIN, il a effectué une visite du quartier du « Chemin Vert ». La journée s’est poursuivie sur le site de la Cave des Vignerons de Saumur à Saint Cyr en Bourg. Créée en 1957, cette cave coopérative est à la fois l’une des plus grandes et des plus réputées du Val de Loire pour la qualité de ses produits et ses méthodes de développement. Au programme de cette visite, les caves souterraines, puis un déjeuner buffet dans le chai au milieu des vignes. La visite s’est terminée par une table ronde avec l’ensemble des professionnels du secteur sur le thème de la conciliation des problématiques viticoles et environnementales.
Déplacement de Dominique de Villepin à Rennes le 17 septembre dans le cadre du Salon des Productions Animales (SPACE). Bénéficiant d'un accueil chaleureux, il a écouté les craintes et interrogations de nombreux éleveurs et producteurs. « Que ferez-vous pour nous une fois qu'on aura voté pour vous ? » « On se battra ! » Une visite qui avait un air de campagne électorale. Puis rencontre avec des élus, militants et sympathisants de République Solidaire. A la centaine de sympathisants venus le rencontrer en fin de journée dans une salle de quartier. « D’un côté, la droite se durcit tandis que de l’autre la gauche campe sur ses positions. Il faut donc allier nos forces et nous rassembler. Je veux que les Français aient du choix en 2012 », lance-t-il. Appelant de ses vœux un rassemblement « sur les valeurs », il affirme ne poser aucune condition à ceux qu’il rencontre.
A l’invitation de Jean-Pierre Grand, député de l’Hérault et maire de Castelnau Le Lez, Dominique de Villepin a effectué un déplacement à Montpellier le 1er octobre. Il a d’abord visité la première imprimerie verte et responsable de France « Pure Impression », très impliquée en matière d’écologie et lauréate du Prix National de l’Impression, catégorie développement durable. Puis, il a été reçu à la mairie de Castelnau, où il a prononcé un discours sur les Institutions de la République. Après avoir été reçu chaleureusement par les nombreux militants venus de tout le département, il s’est rendu à la faculté de droit de Montpellier où il a prononcé un discours devant de très nombreux étudiants sur le thème « La France face aux défis du Monde ». A cette occasion, il s’est prêté sans langue de bois, au jeu de Questions/Réponses, sous les applaudissements des jeunes. Grand(e) journée !
Intervention de Dominique de Villepin le 17 octobre à Blois, dans le cadre des « Rendez-vous de l’Histoire » en tant que Grand Témoin dans le débat « Politique et Justice : un couple impossible ? ». Piloté et modéré par Jean Garrigues, professeur à l’université d’Orléans et membre du Conseil scientifique des Rendez-vous de l’histoire, ce débat réunissait Benoît Garnot, professeur à l’université de Bourgogne, Alain-Gérard Slama, journaliste, essayiste, et Manuel Valls, député-maire d’Évry.
Les 15 et 16 novembre dernier, Dominique de Villepin s’est rendu à Fort de France en Martinique. La visite commence le lundi 15 novembre en fin de journée par un entretien avec Serge Letchimy député et Président du Conseil Régional puis avec Claude LISE, sénateur et Président du Conseil Général. La journée du mardi 16 novembre sera rythmée par deux temps forts. Après un dépôt de gerbe sur la tombe d’Aimé Césaire en compagnie du Maire de Fort de France, Raymond Saint Louis Augustin, Dominique de Villepin participe à une rencontre culturelle et pédagogique autour du livre « Aimé Césaire, citoyen de la République des Hommes » dont il a écrit la préface. Cet ouvrage a été coécrit par les élèves de deux classes du lycée général et technologique de Trinité et leur professeur d’éducation civique Marie-Lambert Théodose. Au cours de cette rencontre réunissant plus de 2000 élèves des collèges et lycées de la région au Palais des Sports du Lamentin, des lectures et des chants dont la Marseillaise interprétée a capela ont permis de rappeler la place d’Aimé Césaire dans l’histoire de l’Ile. En fin de journée, une rencontre avec les sociaux professionnels sur l’avenir économique de la Martinique au Palais des congrès de Madiana fut l’occasion de montrer à quel point la Martinique, comme l’ensemble des collectivités d’Outre-Mer, souffre plus que la métropole de la crise économique. A cette occasion, Dominique de Villepin a regretté la "politique de rabot fiscal contre-productive" du gouvernement, rappelant que c'est à l’initiative de Jacques Chirac qu’a été mise en place la loi Girardin de défiscalisation et d’exonération de charges sociales. "Ma conviction est qu'un tout autre chemin est possible en s'appuyant sur la capacité de l'outre-mer et notamment sur son identité forte", a-t-il expliqué. Lien :http://www.republiquesolidaire.fr/5712-deplacement-de-dominique-de-villepin-en-martinique/
Rencontres avec les internautes le 25 octobre 2010Question sur l’immigration : «C’est une question qui est au centre de beaucoup de débats dans notre pays, l’immigration fait peur. Elle est associée à un certain nombre d’inquiétudes qui se cristallisent autour de cette question et il est essentiel de la replacer dans son contexte pour apporter les justes réponses. La multiplication des initiatives cherchant à donner de bonnes réponses nous engage dans des surenchères qui ne contribuent pas à apporter les bonnes solutions. Il faut un débat serein et décrispé pour sortir des amalgames actuels. Une conférence globale qui permettrait de prendre en compte à la fois l’exigence humaine et en même temps le respect des lois de notre pays, le respect de la laïcité, autant de principes qui doivent être respectés par tous. En même temps, il faut considérer notre besoin d’une main-d’œuvre étrangère pour répondre à des exigences économiques…La bonne solution, c’est une solution qui comporte à la fois l’exigence d’ouverture de notre pays et en même temps le respect de notre droit. Cela implique une analyse au cas par cas, qui doit se faire dans la sérénité, par les autorités de notre pays, en particulier les préfectures. Mais l’action que nous devons mettre en place au niveau national doit bien sûr s’insérer dans une vraie coordination au niveau européen. Sans cette coordination entre les pays européens et les pays sources de cette immigration, nous ne serons pas efficaces. Nous avons besoin d’aller jusqu’au bout de ce débat parce que nous savons que dans quelques années, les questions se poseront dans des termes sensiblement différents compte tenu des besoins dus au vieillissement démographique, compte tenu des besoins que nous aurons sur le plan économique… Nous avons besoin de défendre nos intérêts, nous ne pouvons pas accepter aujourd’hui l’arrivée en masse de personnes en situation illégale. Nous devons faire respecter nos lois et faire en sorte que puissent rentrer chez eux, ceux qui vivent illégalement dans notre pays. Ceci doit être fait, à la fois avec un consensus national et avec une coordination européenne, dans le cadre de nos lois républicaines ». Question sur la guerre des monnaies : « La guerre des monnaies, la guerre des changes, cela fait partie aujourd’hui d’inquiétudes à l’échelle mondiale. On observe aujourd’hui des tensions sur le marché des changes… Certains pays seraient tentés d’agir en défendant leurs seuls intérêts. Par exemple, les pays ayant une balance des paiements excédentaire souhaitent maintenir le niveau de leurs monnaies relativement bas pour bénéficier d’une prime à l’exportation. Nous devons faire en sorte que les règles du jeu soient respectées. Il faut une coordination à l’échelon international, coordination qui a commencé avec la réunion des ministres des finances en Corée, bientôt suivie de la réunion des chefs d’états du G20. Il faut aller jusqu’au bout de cette coordination pour éviter les déséquilibres mondiaux. Est-ce que l’euro est aujourd’hui un handicap pour notre pays ? Il nous a apporté une stabilité tout au long de ces dernières années et nous avons évité les dévaluations qui n’auraient pas manqué, compte tenu de la crise financière. Mais nous devons aller plus loin. Le paradoxe aujourd‘hui, c’est que nous avons une monnaie commune mais pas de politique économique commune, pas de gouvernance économique commune…Nous avons encore de grands chantiers à ouvrir si nous voulons stabiliser cette zone euro parce que c’est vrai que, dans la période actuelle, nous pouvons craindre qu’un euro fort n’ait des conséquences durables sur la baisse des exportations, nous plaçant dans une position nettement défavorisée par rapport à d’autres pays ». |