Afghanistan
« [Il ne faut pas] partir du jour au lendemain. [Il faut ] inscrire notre action dans une perspective claire de retrait, de calendrier de retrait. Pourquoi ? Vous ne pouvez pas aider un peuple malgré lui (…). Donc le début du cercle vertueux, ce n’est pas l’usage de la force, comme le pensait l’administration Bush, c’est la prise de responsabilité d’une population (…). » « Nous sommes engagés en Afghanistan après le 11 septembre et nous avons eu raison de le faire. Seulement, une intervention militaire n’est pas faite pour durer. (…) Conséquence très simple : le peuple afghan ne veut pas de nous là-bas. (…) Alors tirons les conclusions, définissons un calendrier de retrait de nos troupes, faisons un travail de conviction auprès des forces de l’OTAN, et à partir de là, nous pourrons définir une stratégie économique et politique efficace, rassemblant tout le monde, parce que nous aurons convaincu que nous voulons le bien de l’Afghanistan. » A propos de l’actuel leader afghan Hamid Karzai :Je pense qu’il n’est pas l’homme de la situation et qu’il y a beaucoup de corruption qui a discrédité le gouvernement Karzai. Les Occidentaux mènent en Afghanistan une guerre qui est perçue par les Afghans comme une guerre d’occupation et par ailleurs cette présence est immorale puisqu’elle soutient un régime corrompu. (…) Il faut tirer les conclusions d’une présence qui est aujourd’hui totalement illégitime. » Que faire ? « On prend la décision d’annoncer un départ selon un calendrier qui doit donner du temps, parce que les choses ne peuvent pas se faire rapidement, mais qui marque la volonté des Occidentaux de ne pas rester à l’infini (…) Il n’y a pas de solution militaire en Afghanistan. » « La politique américaine en Afghanistan est dans l’impasse, et nous n’avons pas suffisamment joué notre rôle en renonçant à une révision stratégique profonde. J’avais insisté auprès de Jacques Chirac, avant la fin de sa présidence, pour que nous amorcions un désengagement de nos troupes, en particulier des Forces spéciales. Il faut d’urgence envoyer un signal fort: une stratégie de coopération économique et sociale ambitieuse sur le terrain,assortie d’un calendrier de retrait pour montrer que notre visée n’est pas militaire. » « Il est nécessaire de se fixer des objectifs, car plus le temps passe, plus nos troupes se trouvent dans une situation fragile. (…) Trouvons les moyens et les clés d’une solution politique. Je crois que l’on ne doit pas demander à des militaires de se battre alors qu’ils ne disposent pas eux-mêmes de toutes les armes pour véritablement gagner ». 12 commentaires sur “Afghanistan”Laisser une réponse |
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les Afghans ont une maniere de regler leur probleme et de vivre qui n est pas la meme que les occidentaux et ce sera impossible pour nous de les occidentaliser. la bourca c est culturelle ect.
En premier l’erreur fut de suivre la coalition en Afghanistan(2001).Avec du recul on peut juger les évènements du 11sept.Donc ne pas agir sous l’effet de l’emotion.Maintenant la Chine demande un calendrier pour le retrait des troupes d’occupation de ce pays.
Il n’y avait pas solution militaire en 2001,la crise économique actuel est en parti du a ce coût des opérations militaire qui est un fardeau pour oncle Sam.
La France n’a pas les moyens de ce battre sur un front avec un peuple de culture differente,ou est la memoire des conflits coloniaux sous la 4eme republique.
La solution n’est pas SEULEMENT militaire et non « pas militaire » ; l’aspect combat ne peut être mis de côté : on est engagé dans une guerre contre les différents groupes talibans, l’aspect militaire est non négociable. L’aspect civil de l’engagement l’est également : il est crucial de cerner les besoins des habitants. Sans se baser sur les concepts occidentaux et ce que nous, Occidentaux, nous voudrions voir émerger en Afghanistan mais réellement sur des études terrains en allant au plus près des populations. Une fois les besoins connus, tenter d’y répondre par des projets à petite échelle (je parle même d’échelle de village) c’est lorsque la population sentira les bienfaits apportés par la paix maintenue par les troupes de l’OTAN que celles-ci seront acceptées. Des projets à échelle plus vaste semblent peu réalisables étant donnée la configuration géographique du pays ainsi que la dispersion des insurgés.
Quand à la « bonne gouvernance », autrement dit la lutte contre la corruption, observons deux choses : les pays occidentaux n’en sont pas exempts, cessons donc d’en faire une priorité… d’autant que, 2ème élément, cela fait partie de la culture tribale : il est indispensable de prendre en compte cet aspect. Les sociétés tribales fonctionnent sur un mécanisme, pardonnez la simplification, du donnant-donnant, dont l’ampleur augmente en proportion de l’aggravation de la situation économique du pays.
@ Yes Miss Rouppert,en lisant ce petit village Afghan cela me rappel, Alice au pays des merveilles,what a beautiful dream……………….
@Kimchi : justement j’évite le rêve pour m’attacher au concret : le rêve c’est concevoir à vaste échelle avec de beaux principes théoriques qui ne s’appliquent pas au terrain…
Le rêve et le concret,cela fait bon nombres d’années que je suis ce pays,depuis l’assassinat de Mr Adolph Dubs ambassador a Kabul de mémoire cela date de 1979 quelques mois avant l’invasion Russe de ce pays,autre chose dans le début des années 90 personne ne parler des Talibans et ne savait qui ils étaient,et bien je peux vous dire que je fus une des rares personnes a pronostiquer que ce groupe serait au pouvoir apres être lâché par son allie,et pense qu’ils reprendront le pouvoir.A ce jour 80 a 90% des Afghans veulent voir l’OTAN dehors les Afghans n’ont pas invites cette armée d’occupation.Les seuls pays qui acceptent une armée d’occupation sont les Européens.
Malheureusement le conflit en Afghanistan me semble beaucoup trop compliqué pour se limiter à des questions d’ordre purement militaire. L’engagement militaire dans un pays où la guerre asymétrique est une « tradition », a connu rapidement ses limites quand nos troupes sont sorties des environs de Kaboul. Sans oublier que le vivier de combattants talibans, alimenté par des étrangers fanatisés via la poreuse frontière du Pakistan parfois complice, ne risque pas de tarir.
Cette guerre, si elle doit se gagner, se gagnera dans les esprits. Pour rejoindre Bérangère, je dirai qu’il faut mettre l’accent sur les actions civilo-militaire, répondre aux vrais besoin du peuple afghan, et surtout couper les vivres aux talibans qui alimentent leur guerre grâce au trafic de drogues. Quasi inexistant sous le régime taliban, ignoré par les occidentaux, le trafic d’opium est le nerfs de cette guerre. Mais pour cela, il faudrait impliquer d’avantage les pays limitrophes du nord de l’Afghanistan par où la drogue transit.
Il faut se demander pourquoi le peuple afghan souhaite voir les troupes de l’OTAN quitter le territoire, pour pouvoir apporter une réponse juste au problème. Je pense que le reproche qui est adressé à l’OTAN est de tenir plus un rôle d’occupant que d’aide. Ce serait fort surprenant que les Afghans nous reprochent de combattre les talibans. La réponse idéale ne doit pas être celle de partir. Il faut combattre les talibans, aucun doute à ce sujet. Par contre, si nous voulons ne plus être vus comme une plaie par le peuple afghan, il faudrait songer à doubler la guerre d’un plus grand soutien à la population.
talibans=terrorisres=resistants? terroriste:terme employe par la milice,entre autres; croit on vraiment,surtout par les temps qui courent qu un peuple dont la culture est si differente de la notre est pret a accepter ce qui ressemble ni plus ni moins a une occupation militaire?
Cette guerre est perdue!
J’étais pour que notre pays y participe, à l’époque c’était opportun
Car c’était le principal foyer d’entrainement des islamistes radicaux internationaux.
Pensez qu’il vont adhérer à notre mode de vie ! pure illusion !
Outre les exactions américaines (erreur d’éradication de villages, torture d’un quidam qu’ils ont ramassé sur un chemin, ils l’ont libéré au bout de 4 mois avec 10$ et des excuses ect…), le fossé culturel est trop grand !
Là aussi, le radicalisme islamique dans cette région, ce sont les américains qui l’ont favorisé pour combattre les russes !
Maintenant, que les camps d’entrainements sont un peu de partout (soudan…), je pense que cela ne sert plus à rien d’y rester.
Mais s’y l’on reste donnons des moyens et la logistique pour que nos hommes ne se fassent pas tirer comme des lapins !
Nicolas Sarkozy a entraîné la France dans l’OTAN, avec toutes les conséquences néfastes que cela implique. Si République Solidaire se veut un mouvement gaulliste vrai, Dominique de Villepin devrait proposer dans son programme de retirer la France de l’OTAN. Car il est faux de dire que cela ne pouvait être qu’un aller sans retour. La France était bien plus forte et plus indépendante quand elle ne faisait pas partie de l’OTAN. Si cela figure au programme, je voterai République Solidaire, ancien militaire que je suis.
L’engagement de la France répondait à au moins un de ses principes, celui de sa présence au côté de ces Alliés et des Afghans dans le but de pacifier et d’assurer l’indépendance de l’Afghanistan.
Les événements de cette guerre nous ont malheureusement démontré que la véritable défaite est celle de la communauté internationale qui n’a pas pris toute la considération stratégique, la complexité de la région, de sa culture mais aussi probablement de l’entente à l’intérieur de la coalition.
Le retrait de la France de cette région ne doit pas se faire sans se poser au moins trois questions, au delà du calendrier du retrait des troupes françaises :
- Le retrait de la France doit-il laisser la place à des pays voisins (Iran) dont l’enjeu n’est ni plus ni moins d’élargir sa doctrine à la fois pour sa survie mais aussi pour imposer sa ligne politique dans la région, en sachant que cette option est réaliste?
- Quel consensus doit-on établir avec la coalition et le gouvernement Afghan?
- Quel rôle peut jouer la France en terme de coopération économique et d’action humanitaire?