Guy Geoffroy sur la vidéosurveillance: « Ce n’est pas une baguette magique mais un outil de plus »
Député-maire UMP villepiniste de Combs-la-Ville (Seine-et-Marne), Guy Geoffroy, qui est en charge du groupe de réflexion thématique « Justice, Institutions, Sécurité » au sein de République Solidaire, a déposé le mois dernier un rapport d’information sur la « vidéoprotection ». Interrogé il y a quelques jours par le quotidien Les Echos, Guy Geoffroy a déclaré: « Sur un échantillon de communes pertinent, j’ai constaté que là où de la vidéoprotection a été installée, il y avait, en moyenne, environ 20 % de délinquance constatée en moins. C’est d’ailleurs pour cela que la barrière mentale, idéologique, de la vidéoprotection qui nuirait à la vie privée et ne serait pas un moyen pertinent de lutter contre la délinquance commence à s’effriter très largement. Il ne s’agit pas de mettre des caméras partout, à l’anglaise, dans des proportions qui ne correspondent pas à nos principes à nous, Français, ni de prêter à la vidéoprotection plus de mérite qu’elle n’en a. Mettre des caméras ne va pas supprimer la délinquance, ce n’est pas une baguette magique. Ce n’est qu’un outil dont on peut dire aujourd’hui qu’il est pertinent et efficace, un instrument de plus entre les mains des policiers et qui s’inscrit dans une stratégie globale. » Selon Guy Geoffroy, « le constat qui nous a été rapporté par ceux qui se sont équipés est que, si les dispositifs sont installés de manière pertinente et préventive et pour nourrir les enquêtes, il existe des éléments de délinquance qui disparaissent parce qu’ils ne sont pas transposables ailleurs. Cela vaut, par exemple, pour un certain nombre de petits trafics, pour lesquels il y a des lieux très identifiés. » Le député rappelle qu’ »il ne saurait y avoir vidéosurveillance sans dispositif approprié de sauvegarde des libertés individuelles. » Et de conclure: « Je ne suis ni un chevalier tout fou pour la vidéoprotection, ni un chevalier tout fou contre. Sur ces questions, il faut éviter de basculer dans le champ idéologique parce que c’est de part et d’autre la facilité. Il faut être pragmatique et agir dans chaque commune après réflexion, en prenant en considération son environnement en matière de police nationale. » Laisser une réponse |
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