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Discours de Dominique de Villepin au Press Club de France


Lors d’une conférence le 25 mars 2010 au Press Club de France, Dominique de Villepin annonce la création d’un parti politique « libre et indépendant » à l’occasion d’un rassemblement fondateur le 19 juin prochain à Paris.

Intégralité du discours de Dominique de Villepin.

Discours de Dominique de Villepin à l’occasion de la conférence de presse du 25 mars 2010 au Press Club de France

« J’ai entendu le message des Français : un message de défiance, quand on voit que 50% des Français ont décidé de ne pas aller voter, un message également d’exaspération, quand on voit le score qui est fait par le Front national, un message enfin de sanction, quand on voit que le premier parti, le parti majoritaire, l’UMP, arrive en second des formations politiques françaises.

Pour moi, c’est l’échec d’une stratégie, et c’est l’échec d’une politique. C’est l’échec d’une stratégie parce que d’aucuns ont espéré au cours des dernières années une politique vigoureuse qui permettrait de faire reculer le Front national ; or nous avons vu que tel n’était pas le cas. C’est l’échec d’une stratégie parce que le choix d’un parti unique, monolithique, au sein de la majorité, n’a pas permis de rassembler les électeurs.

Des inspirations aussi diverses que la tradition démocrate-chrétienne, la tradition gaulliste, à laquelle j’appartiens, n’ont pas eu l’occasion d’exprimer la tradition qui est la leur, les convictions qui sont les leurs, les visions de l’avenir qui sont les leurs. On voit bien aujourd’hui que c’est un rétrécissement des soutiens du parti majoritaire auquel nous avons assisté. C’est également l’échec d’une politique, j’ai dit et redit, tout au long des dernières années, les risques qui étaient encourus par une politique de dispersion de réformes tous azimuts, incapable de choisir ses cibles, et qui au bout du compte était peu lisible, n’emportait pas l’adhésion des Français et n’avait pas l’efficacité escomptée. Cette politique : il faut que nous en tirions les leçons.

Ma conviction, celle que je veux exprimer ce matin, c’est que nous ne pouvons pas désormais différer la réponse.  Pourquoi ?

Eh bien il faut revenir à ce qui est la réalité de notre pays, la réalité des Français. Les Français souffrent. Le rapport de Jean-Paul Delevoye, le Médiateur de la République, est de ce point de vue là sans appel. Point n’est besoin de se cacher derrière de complexes statistiques : 15 millions de nos compatriotes ont des fins de mois difficiles, douloureuses, à quelques dizaines d’euros près. Je ne parle même pas des laissés-pour-compte, des exclus de la République, je parle d’une partie considérable de Français. Et cette situation de souffrance, j’ai le sentiment qu’elle est aujourd’hui partagée par tous les Français : ceux qui ont, ceux qui ont beaucoup, et ceux qui n’ont pas, partagent aujourd’hui le sentiment que les choses ne sont pas tenables. On peut, bien sûr, avoir le sentiment légitime d’avoir un emploi et un bon emploi, des revenus et des bons revenus, on ne peut pas comme citoyens français accepter de vivre dans un pays où des situations d’inégalité et d’injustice atteignent un tel niveau.

C’est pour cela que je vous le dis sans fard : je suis mal à l’aise dans la politique qui est menée aujourd’hui par la majorité, mal à l’aise sur le plan intérieur, sur le plan économique, sur le plan social, sur le plan culturel, mal à l’aise sur le plan de la politique étrangère – et nous aurons peut-être l’occasion de revenir sur ces questions.

Cette souffrance est aggravée par le sentiment de n’être ni compris, ni entendu. Et je ne pense pas que les quelques éléments de réponse qui ont pu être apportés depuis les élections régionales puissent être la réponse qu’attendent les Français. Ce ne sont pas les conciliabules dans les palais nationaux, au Parlement, ce ne sont pas les aménagements techniques, ce ne sont pas les changements de personnes qui sont attendus. Aujourd’hui, la vraie question, c’est : la politique qui est menée par le pouvoir en place est-elle la bonne ?

Cette souffrance et cette incompréhension doivent être appréciées à l’aune d’une donnée historique. Nous devons là aussi regarder la réalité en face et dire la vérité aux Français. Nous ne sommes pas dans une situation difficile qui a vocation à devenir du jour au lendemain moins difficile par un coup de baguette magique. C’est faux. Nous sommes confrontés à une crise de longue durée, avec des conséquences économiques, sociales, culturelles, pour notre pays, de très grande ampleur. Au-delà de la crise économique et financière, il y a un basculement du monde qui modifie les rapports de force et de puissance et qui nous affecte très directement.

C’est pourquoi je veux vous dire ce matin que la réponse que j’entends défendre, c’est un changement de politique. Seul un changement de politique permettra de placer la France et les Français dans la position d’un redressement indispensable.
Changer de politique, pour quoi faire ?

J’ai utilisé au cours des dernières années et des derniers mois des formules qui sont aujourd’hui reprises par les uns et les autres : revenir aux fondamentaux. Entendons-nous sur les mots – les mots ne sont pas des simples cautères sur une jambe de bois, les mots doivent être vivants. Revenir aux sources, revenir aux fondements.

Mais quels fondements, et quelles sources ? S’il s’agit de revenir aux fondamentaux de 2007, d’une politique qui gagne, d’une politique de rupture, je crois que nous faisons fausse route. Il faut revenir aux fondements de la France. Et les fondements de la France, c’est la République, c’est la Nation, c’est l’Etat. Et le contre-sens qui a été commis en 2007, à travers la politique de rupture, c’est de penser qu’on pouvait rompre avec la France. Même si on voulait imaginer que c’était rompre avec la politique d’avant, les politiques d’avant, on ne peut pas rompre avec la France.

Or la France c’est quoi ? C’est un pacte social et républicain qui a été solennellement signé au lendemain de la Guerre, inscrit dans le préambule de la Constitution : une République démocratique et sociale. Et c’est pour cela que le mot d’ordre de mon combat, c’est une république solidaire. Nous ne pouvons pas tourner le dos à ce pacte français.

La République, on la voit sur mille sujets du quotidien :

Le débat sur la laïcité, est-ce qu’il faut aujourd’hui, dans le contexte français d’aujourd’hui aller se quereller sur une loi sur la burqa ? Est-ce que nous n’avons pas dans nos outils législatifs, réglementaires, les moyens d’apporter une juste réponse, mesurée, sans rechercher de bouc-émissaires, sans diviser les Français, sans montrer du doigt telle ou telle communauté ?

La République, c’est aussi la liberté : inscrivons cette liberté dans notre vie quotidienne ! 800.000 gardes à vue, est-ce que c’est digne d’un pays démocratique ? Combien de ces gardes à vue sont justifiées quand on sait que l’Allemagne recourt à la garde à vue dans dix fois moins de cas que nous ?

Là encore, Liberté, Egalité, est-ce que sérieusement nous pouvons maintenir cette idée qu’il y a en France une France qui serait issue de l’immigration et qui pourrait être stigmatisée culturellement, ethniquement, religieusement ? Est-ce qu’on peut ignorer que derrière cette réalité là, il y a la question sociale de ceux à qui on donne moins de chance pour réussir dans la vie, de ceux pour lesquels on fait moins ? Cette question sociale, cette question populaire, puisque c’est dans ces milieux que l’on retrouve ceux qui font face au plus grand nombre de difficultés, nous ne pouvons pas les ignorer et continuer à parler en termes abstraits, clivants, politisés. Il y a des réalités qu’il faut assumer en face.

La République, mais aussi la Nation. Le débat sur l’identité nationale a montré qu’on pouvait jouer avec tout. On ne joue pas avec la nation ! La nation, c’est notre bien commun. La nation, ce n’est pas par ici les uns, par ici les autres. Toute notre histoire, toute notre expérience, c’est justement de faire une place à chacun, de tendre la main à chacun, et nous sommes fiers, nous nous enorgueillissons de relever ce défi. La nation, elle aurait sans doute préféré qu’on lance un grand débat sur le service civique, elle aurait préféré qu’on se pose la question : comment pourrait-on appliquer au quotidien les valeurs qui sont les nôtres et qui sont inscrites aux frontons des palais nationaux ? La nation doit être traduite dans le langage du quotidien, dans la vérité du quotidien, dans le réel, et pas dans des discours politiciens qui divisent.

L’Etat. Comment réformer la France ? Comment donner une traduction concrète et efficace à une politique de réforme quand on pointe du doigt ceux qui ont choisi de la servir ? J’adore l’arithmétique : un fonctionnaire sur deux, c’est formidable, mais ce n’est pas efficace. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Philippe Seguin et c’est la Cour des Comptes. Alors en politique c’est peut-être moins payant de faire dans la nuance, mais il faut être capable de faire des analyses nuancées. Oui, nous devons être soucieux de la meilleure organisation de la fonction publique. Et en même temps, nous devons être responsables. Est-ce que les Français veulent moins d’infirmières ? Est-ce que les Français veulent moins d’enseignants ? Est-ce que les Français veulent moins de policiers ? Quand on écoute les discours officiels, on voit bien que sur tous ces sujets, il y a la volonté d’apporter des réponses. Alors soyons cohérents. Il faut faire des efforts mais il faut faire des choix. Et je l’avais dit en son temps, la politique du rabot n’est jamais en ce qui concerne l’Etat une bonne politique.

Vous le voyez, je n’ai pas de solution miracle. Mais je crois en la France. La République, celle que nous ont léguée nos parents, la Nation, celle qui a fait ce que nous sommes, l’Etat, qui a précédé en France la nation, et bien, je souhaite pouvoir les transmettre tels qu’en eux-mêmes à mes enfants, et je crains que si nous continuons dans la voie qui a été choisie, cela ne puisse pas être le cas. Pour pouvoir le faire, nous avons besoin de revenir à un équilibre institutionnel et à un pluralisme des pouvoirs.

Le retour à un équilibre institutionnel, c’est quoi ? C’est tout simplement que le Président fasse son travail, que le Premier ministre et le gouvernement fassent le leur, et que le Parlement, qui a pour tâche de voter la loi, puisse mettre un peu d’ordre dans ce qui est aujourd’hui devenu un domaine totalement anarchique, voter la loi et contrôler l’exécutif. Là encore, ce n’est pas très compliqué, encore faut-il le vouloir…

Il y a là, une première exigence, c’est que tous les pouvoirs puissent assumer leurs responsabilités, ça veut dire l’indépendance de la justice. Une réforme de la procédure pénale a été engagée. Ayons le courage de traiter les vrais problèmes. Il faut rompre les liens entre le Parquet et le pouvoir politique, pour deux raisons : une raison de principe, nous sommes tous attachés à l’idée d’une justice indépendante, et une question de démocratie, nous sommes tous en Europe, et nous sommes à la traîne de l’Europe, puisque nous ne respectons pas les critères démocratiques européens – il faut savoir, de temps en temps, faire son examen de conscience – et l’Europe nous demande de rompre ce lien avec le Parquet pour que ceux qui sont membres du Parquet puisse devenir véritablement des magistrats, ce qu’ils ne sont pas aujourd’hui.

Toujours dans le sens de la réforme de la justice – puisque nous y sommes, ne nous arrêtons pas en chemin -, défendre l’idée d’un accès pour tous à la justice, croyez-moi, c’est un vrai sujet. J’étais il ya quelques jours dans la banlieue parisienne, à la rencontre d’une association de femmes victimes du harcèlement moral. L’une d’entre elles m’a expliqué que depuis dix ans, elle vivait le cauchemar de procédures initiées par son mari, qu’elle souhaitait tous les jours tout arrêter et qu’elle ne pouvait pas, et que par ailleurs, tout cela lui coûtait la bagatelle de 50.000 euros. Voilà de vrais sujets, de vrais problèmes à traiter par la Chancellerie : c’est cela le devoir démocratique de cette Institution.

Il y a une deuxième exigence – et vous m’excuserez, elle vous concerne directement -, c’est la liberté des médias. C’est un sujet qui a déjà fleuri, que j’ai souvent abordé, mais je pense qu’il faut la garantir. Il faut la garantir dans un monde où les pressions, d’où qu’elles viennent – politique ou de l’argent –, flétrissent la capacité des médias et des journalistes ou compliquent cette capacité à faire son travail au quotidien. Cette indépendance et cette liberté des médias, elle est devenue aujourd’hui  d’autant plus une tarte à la crème qu’on est dans la situation où la chaîne publique, France télévisions, voit nommer son président par le Président de la République… ce qui très honnêtement se passe de dessin, mais ce qui est un véritable scandale, et pour l’exécutif, et pour France télévisions. Je crois que quand on a choisi un métier, qui implique dans son cœur l’indépendance et la liberté, on ne peut qu’être choqués d’une telle situation.

Nous voyons donc une première exigence : revenir aux sources de notre tradition républicaine, une tradition démocratique, sociale, qu’il nous faut défendre.

Il y a une deuxième exigence : c’est de construire la société française autour d’exigences fortes. Et il y en a deux qui me paraissent par trop négligées. Dans la crise, mais d’une manière générale, on ne peut pas tourner le dos à la justice sociale. Et la justice sociale ce n’est pas uniquement un propos d’estrade. C’est une exigence très concrète, d’application, de procédure.

Pour moi, la justice sociale, c’est d’abord la justice fiscale. Je reviens à l’intérêt politique d’une prise de position très clivante sur ce sujet du pouvoir en place : ‘nous n’augmenterons pas les impôts’. C’est sympathique, mais nous ne nous en sortirons pas ! La question, ce n’est pas ‘nous n’augmenterons pas les impôts’, c’est comment augmenter les impôts de façon juste, comment répartir l’effort de façon juste. Ne pas prendre cette décision, c’est prendre le risque d’une rupture du pacte républicain. Le message des électeurs, qui est à la fois, si l’on prend le cœur de ce message, un message d’indifférence et un message de colère, montre bien que nous ne pouvons pas jouer avec la justice sociale. Et c’est pour cela que j’ai proposé, depuis plusieurs années, depuis de longs mois, que la justice sociale soit l’acte fondateur de ce quinquennat. Je n’ai pas obtenu gain de cause, trois ans plus tard, je le redis : il faut suspendre le bouclier fiscal, il faut par ailleurs augmenter la plus haute tranche de l’impôt sur le revenu à 45% et il faut créer une surcote de l’impôt sur les très grandes entreprises de 10 à 15%.. Tout cela le temps de permettre aux Français de traverser une crise qui les éprouvent les uns et les autres.

Justice fiscale, mais aussi justice salariale. On a beaucoup joué avec l’attente des Français dans ce domaine. On a beaucoup détourné l’attention sur des questions importantes, certes, mais qui ne sont pas l’essentiel… nous ne sommes pas pour beaucoup d’entre nous concernés par le problème des bonus. On est soucieux de justice, donc on s’y intéresse, mais les bonus des traders, ce n’est pas la vie quotidienne des Français. Par contre, la justice salariale, ça nous concerne tous. Et je propose que l’on crée une charte des salaires en France pour réduire l’écart entre les revenus. Alors… c’est difficile… cela peut paraître abstrait, mais si on prend les 10% des Français qui gagnent le plus et les 10% des Français qui gagnent le moins, on se rend compte aujourd’hui que l’écart est considérable. Dans les années 70-80, cet écart était de 1 à 20. Aujourd’hui, l’écart, il est de 1 à 230 ! Est-ce qu’on est une démocratie, est-ce qu’on est une république, quand l’écart est si violent ? On peut discuter sur les chiffres, il n’en reste pas moins, l’écart insupportable. Donc, réduire cet écart en faisant en sorte que le retour à une moyenne raisonnable permette d’augmenter et d’améliorer la situation de ceux qui souffrent le plus.

Justice sociale, mais aussi participation. Et comme gaulliste, vous ne vous étonnerez pas que je sois soucieux de défendre cette idée, qu’il faut constamment réactiver, renouveler, faire revivre, mais qui est essentielle. Et dans toutes les politiques qui ont été mises en place, j’ai pu observer moi-même à quel point nous butions sur notre capacité à associer plus largement ceux-là même que nous souhaitions aider, servir. Je prends l’exemple des banlieues. Il y a dans la politique actuelle des angles morts, des zones d’ombre, des sujets ô combien douloureux qui sont, pour ainsi dire, passés à la trappe. Est-ce par désespérance ? par incapacité de renouveler l’approche ? La participation doit nous permettre de traiter cette question nouvelle. Tous les plans banlieue ont accordé la priorité à des plans établis en haut, et déversant des dizaines et des dizaines de millions pour constater quelques années plus tard que les résultats espérés n’avaient pas été obtenus. Il faut désormais mettre en place des stratégies avec les populations même, avec ceux-là même que nous souhaitons servir, en nous appuyant sur ceux qui sont capables de relayer, d’organiser cette aide, c’est-à-dire les élus et les associations. Donner les moyens aux élus et aux associations de revitaliser la politique dans les banlieues, à partir de projets concrets, c’est la seule réponse possible face aux difficultés que nous connaissons.

La participation, on voit bien qu’elle pourrait être la réponse aussi, bien davantage, à l’école, dans la politique de sécurité. A l’école, comment faire une politique au service des enfants sans associer davantage les familles, les parents ? Comment faire une politique qui puisse véritablement donner les moyens et récompenser ceux qui choisissent de prendre des risques en servant par exemple dans les quartiers ? Il serait important de pouvoir réfléchir à un corps d’enseignant qui bénéficierait d’une très forte rémunération, supérieure, dès lors qu’ils accepteraient, étant expérimentés, de servir durablement dans les quartiers.
Donc, il nous faut un changement de politique. Mais, un changement de politique, cela suppose aussi que nous ayons une vision partagée de l’avenir. Or, dans notre débat démocratique, nous le voyons bien, nous manquons de lisibilité, de sens, de signification en e qui concerne notre combat pour l’avenir. Il s’agit de savoir quelle France, quel modèle nous voulons défendre. Or aujourd’hui, il faut réaffirmer l’exigence qui est la nôtre. Une France de liberté, une France d’ouverture : tout cela doit être fortement défendu. Mais une France aussi qui assume sa différence et son originalité. Oui, nous voulons une France originale. Nous voulons pouvoir à la fois défendre un pouvoir d’achat et une qualité de vie. Inutile de dire que dans le monde d’aujourd’hui, dans la mondialisation d’aujourd’hui, ce sont des choses qui sont menacées. Et si nous ne nous donnons pas les moyens nécessaires pour défendre cela, et bien nous verrons les droits, les acquis régresser, insidieusement, sans le dire, tout simplement parce que nous n’aurons pas choisi de nous donner les moyens pour défendre ce modèle là.

Il y a dans ce contexte, pour moi, trois priorités, et cette politique de réformes éparpillées ayant montré ses limites, ayant montré qu’elle était non seulement parfois incapable d’apporter des résultats mais qu’elle jouait parfois à contre-sens. Quel sens du travail le dimanche dans le contexte de crise actuelle ? Quel est le sens de l’exonération des heures supplémentaires dans le contexte actuel ? C’est une politique à contretemps, et il faut avoir le courage quand on fait une politique à contretemps de revenir dessus. Il faut donc, à mon sens, bien établir les trois priorités des deux années à venir.

La première priorité, c’est l’emploi. Mais pour mettre en œuvre une politique de l’emploi, il faut être capable d’apporter des garanties aux Français pour qu’ils acceptent de s’engager. J’ai moi-même de ce point de vue un mea culpa à faire. Car c’est vrai que j’ai longtemps pensé que l’exigence d’adaptation, de réalisme, de lucidité impliquait qu’on cherche par tous les moyens les souplesses nécessaires permettant de créer de l’emploi. Et c’est vrai, on l’a vu avec la suppression du CNE, que nous nous sommes privés d’un outil essentiel de la politique de l’emploi qui est d’assouplir les conditions d’entrée et de sortie du marché du travail ; entre l’exonération de charges et cette politique contractuelle, ce sont les deux éléments qui permettent de bâtir une politique de l’emploi. Aujourd’hui, si nous voulons que les Français acceptent de prendre des risques, nous avons le devoir de garantir les droits sociaux, une protection sociale et de garantir une sécurité professionnelle. Mais cela doit être fait méthodiquement, avec les partenaires sociaux, de façon à ce que chacun ait le sentiment de pouvoir avancer et de faire face aux risques de la vie. La mobilisation d’une vraie politique de formation, j’ai lancé les contrats de transition professionnelle, autant d’éléments qui permettent de mettre de l’huile et d’offrir une perspective à chacun, mais il faut sans doute aujourd’hui aller beaucoup plus loin dans ce sens.

L’emploi mais aussi l’innovation. Le modèle économique qu’il nous faut bâtir, ce n’est pas tous azimuts de colmater les brèches. J’arrive de Chine : le combat est trop fort, trop dur. Il faut concentrer nos moyens sur des secteurs d’avenir, sur des secteurs où nous serons capables de créer des emplois, capables de tenir l’excellence. Et cela implique de ne pas mettre la charrue avant les bœufs. Cela implique là encore de faire des choix et de dessiner un modèle économique à partir d’une politique de formation, d’éducation. Nous avons des outils, mais encore faut-il que ces outils soient connectés et travaillent ensemble, entre les pôles de compétitivité que j’ai mis en œuvre, entre l’Agence de l’innovation industrielle qui a été supprimée, le Fonds d’investissement stratégique – qui est une bonne chose -, le crédit impôt-recherche – qui est une bonne chose -, il faut que tout ça soit mis ensemble pour faire une grande et véritable politique d’innovation. Je pense que nous devons trouver à l’échelle de la France et de l’Europe les moyens d’accorder un avantage fiscal très substantiel aux entreprises qui accepteront de mettre leurs centres de recherche en France et en Europe. C’est aussi une condition pour maintenir notre compétitivité.

Le troisième axe, c’est la réduction des déficits. Nous le savons, si l’Etat se prive des marges de manœuvre, l’Etat se prive de toute capacité d’orienter la politique, de toute capacité de servir les Français. Or aujourd’hui, nous en sommes dans une situation, avec 150 milliards de déficit, où ces marges de manœuvre n’existent plus. Il est donc essentiel, avec courage, de nous engager dans cette politique de réduction des déficits et de sortir de cette distribution de milliards qu’a marquée ces trois dernières années. Nous devons tout simplement être responsables, rigoureux, et faire face aux priorités.

Vous le voyez bien, je n’entends pas aujourd’hui présenter un programme, mais des pistes. Et c’est parce que j’ai le sentiment qu’au lendemain des élections, ce n’est pas une nouvelle politique, ce n’est pas un changement de politique qui a été choisi, alors qu’il s’impose, que j’ai décidé de créer un mouvement politique, un mouvement libre et indépendant, ouvert à tous, quels que soient leur origine, leur sensibilité, leur engagement, au-dessus des clivages partisans, qui pourra rassembler toutes les bonnes volontés. Servir la République, servir la France, c’est pour moi la clef de l’engagement politique. Et avec tous ceux qui nous rejoindront, nous porterons sur les fonds baptismaux ce mouvement politique le 19 juin à Paris, avec le souci d’apporter une contribution tout au long des prochains mois, de ces deux prochaines années, et le souci de défendre le moment venu nos idées et notre projet. Merci. »

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120 commentaires sur “Discours de Dominique de Villepin au Press Club de France”

  1. christine descoueyte dit :

    Felicitation pour votre choix d’etre candidat pour l’election 2012. Je vous souhaite tous vos succès et mon sincère bonheur pour tout les hommes et femme vous choissisez etre parmi vous.

  2. Monica dit :

    Bonjourmonsieur Le Premier Ministre

    Je tenais à vous féliciter pour votre discours d’hier , et il est soulageant de savoir que vous allez créer votre mouvement politique auquel j’adhererai comme au tout début j’ai adhéré à votre club convaincue par vos idées de défense des idéaux de la république.
    Je suis professeur de maths au collège/ lycée en banlieue parisienne et ô combien de fois j’ai voulu jeter le tablier tellement les conditions d’enseignement sont devenues difficiles, mais je m’accroche car à mon âge 54 ans je ne vois par dans quoi je pourrai me reconvertir et ayant passé toute ma vie à enseigner et ma passion c’est d’inculquer le savoir, servir les autres, je persiste dans ma profession mais vu le niveau faible de salaire on est découragé, déprimé. Votre proposition de bien remunerer les profs de banlieue est bienvenue et je suis sûre que bon nombre d’enseignants dans mon cas pensent la même chose. En tout cas votre discours a remis du baume dans nos ceurs pas seulement sur le salaire des profs de banlieue mais aussi sur tout ce que vous avez dit sur la justice sociale, sur l’injustice sur le faux débat de la burka et l’identité nationale qui a eu pour effet une certaine victoire du FN!
    En tout cas Mr De Villepin vous pouvez compter sur moi et mes proches et amis pour intégrer votre mouvement.
    Bonne chance à vous, à votre NOTRE MOUVEMENT!
    RDV au 19 juin.
    Sincères Salutations, Monsieur le Premier Ministre
    Mme Kadri

  3. Hervé dit :

    Monsieur,

    J’ai toujours voté à gauche. Pourtant, j’ai écouté avec grande attention votre discours que j’ai trouvé juste et digne.

    J’espère qu’à l’avenir, toute la droite française se retrouvera ensemble derrière vous. Ainsi, si la gauche n’est pas capable de trouver quelqu’un d’aussi juste et brillant que vous, nous aurons la chance d’avoir grâce à vous un grand Président.

    Bon courage pour la suite de votre combat,

    Hervé

  4. Malsoute dit :

    BRAVO !!! Continuez, ne baissez pas les bras.

  5. Anne-beatrice.delange dit :

    Bravo ,monsieur de Villepin! Magnifique prestation d’un grand homme d’etat retransmise dans le monde entier!…ce jour marque une etape importante et me comble de joie! J’adhererai le 19 juin et vous apporterai toute l’aide en mon modeste pouvoir! Que ce combat vous conduise a la Victoire pour le bien de la France et des Français! Tres cordialement.

  6. bourzat gregory dit :

    tres heureux afin un mouvement gaullistes comme au temps du rpr,allez dominique vivement 2012 toutes mes amities gaullistes gregory bourzat le petit chiraquin restaurateur de toulouse a tres bientot dominique sur toulouse vivement le 19 juin 2010 a paris ….

  7. Le Nours Maelis dit :

    Cher monsieur le premier ministre,

    Je vous espérai en 2007, je vous attend désormais pour 2012.

    Fille de l’ancien DGA de l’OPAC de Paris et (dg de l’office HLM de Lille,proche de martine aubry et du député M.Chacun)mais aussi de la chargée de mission des préfets « Coussirou et Mermaz » j’ai évoluée au sein d’une famille initiée à la politique.

    C’est donc avec cette sensibilité citoyenne que je me permet de vous laisser ce mot.

    je me suis vu forcée de voter pour M.Sarkozy en 2007,prise d’angoisse à l’écoute des propositions farfelues de la gauche d’apparence (éternellement) instable! (qui a oublié la proposition de Mme Royale quand à l’accompagnement des femmes policiers à la fin de leurs services…)

    Monsieur,plus que jamai nous avons besoin d’un chef d’état européen! Qui mieux que vous, qui avez défendu la paix et donc l’image de la France et des valeurs françaises à travers le monde peut nous représenter ??

    Loin des fanfreluches, et concentré sur l’essentiel, il est tant de faire résonner les valeurs républicaines!!

    Je me suis abstenue aux dernières elections, comme beaucoup, non pas décue, mais écoeurée de voir à quel point le gouvernement est sourd à nos attentes.
    M.Sarkozy s’est evertué à nous montré de l’ouverture (qui dénoncent les ambitions personnelles plus qu’autres choses)associée à un individualisme insolent et mal venu.

    Monsieur, vous représentez l’alternative pour la droite, la seule valable contre le président actuel.

    Je suis prête comme beaucoup à vous soutenir et m’engager dans votre action,car il est tant de mettre en place un vrai programme, les elections se résumant à une punition de pouvoir en place (quelque soit le pouvoir d’ailleurs!!)

    la France à besoin de réformes c’est évident, mais si celui qui met en place les réformes n’est pas respecté, ses réformes ne le seront pas non plus.
    Si le chef n’est pas apprécié, le peuple n’approuvera pas ses projets.(et ne cherchera meme pas à les comprendres!!)

    Le président de la Républic se doit de représenter le peuple dans son intégralité.
    M.Sarkozy ne représente que lui même, trahissant sa propre famille politique pour s’assurer un nombre de voix suffisante.
    En faisant cela, il s’assure un désintérèt durable de la population pr la politique.

    Cher monsieur, c’est donc avec enthousiasme et espoir que je vous ai écouté, et surtout entendu.

    Cher monsieur le premier ministre, je vous prie de croire en l’expression de mes sentiments les meilleurs.

    Nos encouragements et notre soutien vous accompagneront.

  8. Basile F dit :

    Bravo Dominique, j’ai entendu le message!
    Nous y serons au rendez-vous des contributions pour un avenir meilleur en France.

  9. Mischel dit :

    Action
    Démocratique
    Sociale
    Libérale

    Il semblerait que nous ayons la même vision pour la France.
    Reste à partager la façon d’y parvenir.
    Cela ne semblerait pas poser de problème si votre volonté est de privilégier l’écoute, le dialogue, la concertation.
    Sans toutefois ne pas oublier l’exemplarité de tous nos élus.
    Il y a beaucoup à redire sur les « largesses » de l’état en faveur de ces derniers.
    L’équilibre du budget ne peut se faire qu’en commençant par balayer devant sa porte.

    … beaucoup de travail et de grincements de dents en perspective.

  10. Berger dit :

    Permettez moi de vous exprimer ma stupéfaction en lisant dans Le Figaro et Les Echos : » la question n’est pas n’augmenter pas les impôts, mais plutôt comment augmenter les impôts … »Tous les économistes sérieux, français et internationaux , affirment que la France doit réduire déficit et dette en réduisant la dépense publkique ( qui asphyxie le pays) et non en augmentant les ressources. Comment un homme politique , de votre intelligence et de votre stature, peut -il prendre une telle position , qui n’a de justification que démagogique.Profondément décevant

  11. Beauvallon dit :

    Bravo Monsieur De Villepin pour votre allocution historique.
    On s’en souviendra très longtemps et déjà des préoccupations majeures apparaissent chez des responsables de l’UMP qui vont s’employer à torpiller par tous les moyens votre mouvement qui doit conduire à la création d’un nouveau parti politique destiné à rassembler tous les Français qui aspirent à vivre dans un climat politique novateur dont vous saurez définir la vision et nous montrer le cap.
    Hier, votre message était très clair: il s’agissait de dire DEBOUT LA FRANCE.
    Le Président de l’Assemblée Nationale, peut-il nous préciser si le Général De Gaulle était un élu lorsqu’il gouverna la France après la Libération.et ensuite en Mai 1958 lorsqu’il est devenu Président du Conseil sour la IVeme République puis Fondteur du RPF?
    Peut-il nous préciser si Monsieur Georges Pompidou était un élu lorsque le Général de Gaulle l’a nommé Premier Ministre pour succeder à Michel Debré?
    Monsieur Accoyer, même pas né à la Libération et garçonnet en 1958, ne connaît rien de l’Histoire contemporaine. Pour être le 4eme personnage de l’Etat, il est loin d’être aussi érudit que l’avocat et Président du Conseil Edgar Faure.
    Pauvre Monsieur Accoyer!
    Monsieur De Villepin, vous avez un boulevard devant vous parce que le Sarkozisme illégitime a vécu et aussi parce qu’il n’y a jamais eu de pacte passé entre les Français et Monsieur Sarkozy en 2007 mais simplement un vote de confiance pour un Président dont le comportement vis à vis des Français devait être irréprochable à l’instar de ses prédécesseurs.Nous sommes bien loin du compte.
    Nous sommes fiers d’aider une personnalité dont la clarté de la pensée politique est exprimée dans un langage qui fait honneur à notre langue française.
    Courage et tenez bon.

  12. PLANCHET Michel dit :

    Monsieur de Villepin, bonjour
    Nous sommes dans une grande faillite économique. Il faut sortir la France de cette situation et vous êtes le seul à pouvoir le faire en dehors de Strauss Kahn qui lui est un économiste. A mon avis le 1er geste sera de supprimer cet « impôt imbécile » qui s’appelle ISF. Sarkozy ne la pas fait car il lui permet de faire jouer son bouclier fiscal envers une certaine classe de gens aisés mais qui en abusent. Et une fois cet impôt supprimé il faudra ^relever la tranche d’imôts qui ramenera la fiscalité égale et honnête entre les citoyens de ce pays.
    Bien à vous et bonne chance pour la constitution de votre parti où j’en serai croyez moi
    A bientôt.

  13. Voltaire dit :

    Cher monsieur,

    Merci pour votre discours qui fait briller une lueur d’espoir dans ces temps ténébreux.
    Les honnêtes gens sont avec vous !

  14. Pierre BOREL dit :

    Bon et bien maintenant il va falloir se retrousser les manches et se mettre sérieusement au boulot. Nous ne sommes plus dans le domaine de l’incantation mais dans celui de l’action politique. 2012 c’est demain et il ne faut pas laisser le champ libre à ceux qui rêvent de nous réduire au silence. Je ne crois pas à la théorie de l’homme providentiel (j’ai déjà donné en 2007 donc non merci) mais à celle des idées pragmatiques qui éviteront à mon pays la catastrophe à laquelle le Gouvernement actuel nous prépare : L’hellénisation de la France est en route : 2012 il sera déja trop tard !!

  15. KOEHL dit :

    bravo et bonne chance, nous sommes derrière vous! l’Alsace est une région fidèle à ses convictions et vos paroles nous ressemblent.

  16. jean rahme dit :

    je ne peux qu’approuver le commentaire numero 12,bien explicite et clair,dans le fond et dans la forme.
    le sarkosisme a vecu comme il dit,ni satisfaction interieure,comme il dit, ni politique etrangère surtout,qui est accroché aux bottes des americains!!!!
    merci monsieur de resumer l’essenciel,et bravo à monsieur vilpain de faire revivre l’esprit de DE GAULLE,…

  17. Claude AZ dit :

    A Berger,
    Ceux qui, aujourd’hui, s’empressent de railler DDV pour nous faire des leçons de morale en matière de dépense des deniers publics, seraient bien inspirés s’ils balayaient devant leur porte.
    Libre à eux, les gens font le tri.
    Et justement, puisqu’il est intelligent et au fait de la situation économique et sociale de la France, les propositions de DDV n’ont certainement pas pour objectif de gaspiller l’argent du contribuable et de creuser davantage les déficits de l’Etat.
    D’aucuns, qui ne cessent de discréditer les propositions de DDV, tentent en réalité de sauver leurs privilèges.
    Mais leurs commentaires haineux ne parviendront pas à stopper la cote de popularité de DDV et l’enthousiasme qu’il suscite auprès des nombreux citoyens et élus qui s’apprêtent à adhérer à son nouveau parti.
    Notre objectif c’est un nouveau départ vers le chemin de la justice sociale pour tous, basée sur les valeurs du gaullisme et non sur celle d’une doctrine socialo-communiste dont nous ne voulons pas.
    Je parle pour 2012, on est bien d’accord.
    Essayez de poster, sur le Figaro.fr, un commentaire « favorable » à l’égard de Dominique de Villepin, croyez-moi, ce n’est pas gagné.
    A l’inverse, le fiel déversé contre l’ancien premier Ministre ne semble causer aucun embarras gastrique aux modérateurs du Figaro.
    Question pluralisme, ils sont forts au Figaro. Fr
    Cordialement,
    Claude AZ

  18. Etienne de LONGUEAU dit :

    Cher Monsieur,

    Il y a quelques heures, vous avez interrogé les français à propos de leurs volontés pour le futur. A mon avis, les français aiment la douceur de vivre, la discussion, les belles lettres, la nourriture saine, des enfants heureux bien cultivés, des infrastructures jolies, les beaux habits aux couleurs multiples, les jardins de fleurs, les musiques romantiques, les églises de France, et surtout les histoires d’amours ! Les français voudraient donc continuer à aimer. Je vous prie d’agréer, Cher Monsieur, les assurances de mes sentiments respectueux.

  19. Thomas dit :

    A 30 ans, bien qu’intéressé par la vie de mon pays, je n’ai encore jamais voté car jamais convaincu par aucun politicien quelque soit leur verve. Conscient que votre prestance et une facilité au discours vous servent, il y a toutefois dans votre présentation une justesse qui réveille mon instinct civique.
    Vous dites seulement présenter des pistes ce qui fait bien mince pour se sentir submerger de bonheur mais je vous souhaite entre autres choses de garder confiance en vos capacités pour qu’elle soit le moteur principal à cette démarche prometteuse. On vous regarde…
    Merci

  20. Yves GASTEL dit :

    Bonjour Monsieur,

    Comme vous, j’aime mon pays, mais je ne m’y retrouve plus. Je viens d’adhérer à votre club avec un espoir : contribuer au rétablissement de ce pays en apportant mon expérience à la fois de salarié et celle depuis 8 ans, de chef d’entreprise, car je pense que le monde politique actuel manque d’hommes courageux et d’hommes de terrains, conscients du détail des réalités.
    Je suis complètement en phase avec vos 5 priorités qui sont le bon sens même, bien qu’elles découlent l’une de l’autre Je suis prêt à vous apporter mon humble,mais sincère concours sur les sujets que je pense connaître.
    En attendant d’avoir le plaisir de m’entretenir avec vous, je vous souhaite bon courrage et bonne chance dans votre entreprise.

    Cordialement

  21. Jean-Claude BERNADOU dit :

    Bravo pour votre décision,nous sommes de tout coeur avec vous et souhaitons votre réussite totale en 2012.

  22. Diana dit :

    Toujours avec vous, monsieur le Premier Ministre !

  23. Janick (56) dit :

    Monsieur le Premier Ministre
    Félicitation pour votre allocution pleine d’espoir pour la France
    A 34 ans, je suis moi aussi interessé par mon pays, que j’aime comme vous. Mais aussi par ma région, mon département et ma commune. J’ai du mal à me retrouver dans cette UMP, autoritaire et qui manque de social . Je partage votre vision, vos idées, vos pistes et vos priorités pour qu’enfin celà change.
    J’attends personnellement la création de votre mouvement politique en juin pour y adhérer et nous attendons tous votre candidature en 2012. Un grand homme d’Etat tel que vous ne nous décevra pas, j’en suis persuadé.
    Continuez, restez vous-même, proche des Français, de tous les Français, sur le terrain de les préoccupations, de leurs attentes, de leurs envies…
    Je suis avec vous, le Morbihan aussi.
    Très cordialement Monsieur de Villepin
    Janick H (du 56)

  24. djerourou zahia dit :

    félicitation pour votre discours d’espoir .nous serons au rendez-vous. bonne chance pour votre mouvement

  25. chrisb dit :

    Je pense que vous pouvez redonner goût à la politique à beaucoup de personnes.
    Je suis chef d’entreprise et j’aimerais investir un peu de mon temps en politique, je suis donc à votre disposition, c’est pour cela que je me suis inscrit à votre club.

    J’attends des nouvelles pour savoir comment puis-je faire pour participer activement à vos projets.
    Cordialement

  26. Dominique BIMONT dit :

    Monsieur le premier ministre,
    Dans ma famille nous avons attrapé un virus,c’était un certain 18 Juin 1940 ce virus venait de Londres transmis par la BBC en France et en Europe mais également dans tout l’empire colonial français. J’avais alors 8 ans j’en ai 77 maintenant, J’ai traversé ces soixante dix années de politique diverse tantôt a
    gauche tantôt a droite par foi au centre avec grèves et barricades. Mais j’ai tenu a conserver ce virus jalousement.. Le Général de Gaulle qui avait une vision pointu de l’avenir de la France a cet époque chaotique nous a laissé un héritage idéologique qui a permis a la France de refaire surface au sein des nations. Mais après 70 ans de tâtonnement a travers la 4 éme et la 5 éme république je crois bien que mon virus a besoin d’une seconde jeunesse et
    comme votre appel est daté du 19 Juin 2010 (19 Juin 18 juin ce sont là des
    dates qui me fascine) et qu’en plus vous et moi avons le même prénom, je suis tout disposé a suivre a vos cotés l’Odyssée de Dominique de Villepin.
    Cordialement.
    Dominique Bimont journaliste a la télévision en Guadeloupe pendant 35 ans
    maintenant a la retraite , Mais j’ouvre toujours l’oeil.

  27. PAPA NDIOGOU FALL dit :

    ENFIN,IL EST LÀ VILLEPIN 2012.
    L’ESPOIR DE LA NOUVELLE FRANCE,LA FRANCE DE NOS RÊVES.
    L’APPEL DU 19 JUIN:DES IDEES ,UN PROJET.
    VIVE VILLEPIN 2012.

  28. Jacquier dit :

    Bonjour,

    Emploi, innovation, réduction des déficits.
    Langue de bois quand tu nous tiens…, de besancenot à le pen tous signes cette déclaration.
    Certes vous ne ferez pas pire que le président actuel que vous avez, vous même, remis en selle.
    Entre les réseaux financiers et et le smig à qui donnerez vous la priorité ?
    Irez vous secourir en priorité les réseaux financiers, ou nos concitoyens les plus en difficulté ?
    Ce combat est difficile, mais pour pouvoir espérer le gagner, il faut au minimum vouloir engager la bataille.
    Le voulez vous ?
    Pour vous qu’elle est la variable d’ajustement, l’emploi et les salaires ou les bénéfices et les dividendes ?
    W.Buffet a déclarer « nous avons gagné la guerre de classe »
    Lui au moins est clair, les dividendes sont la priorité.
    Et vous ?

    guy jacquier

  29. joelle dit :

    « il faut suspendre le bouclier fiscal, il faut par ailleurs augmenter la plus haute tranche de l’impôt sur le revenu à 45% et il faut créer une surcote de l’impôt sur les très grandes entreprises de 10 à 15%… » Si vous trouvez qu’il est juste de donner plus de la moitié de ce que vous gagnez à l’Etat pour entretenir des nuls de parlementaires oisifs, des fonctionnaires sous-exploités et financer l’immigration vous n’avez pas la même vision de la justice que moi! Dégouté de vos propos je renvoie ma carte!

  30. Joseph dit :

    Monsieur,l’analyse que vous faites des problèmes qui se posent à la majorité de nos concitoyens est d’une grande pertinence.L’espoir qu’il puisse enfin exister des hommes politiques capables de penser au devenir de la nation plus qu’à un éphémère plan de carrière politico-médiatique est salvateur.Je ne suis pas un électeur de droite mais je vous félicite pour le défi que vous lancez ,il ne peut que grandir le débat politique actuel et garantir le fonctionnement de notre démocratie.Plus les politiques sont grands plus le débat contradictoire est riche et donc fécond pour l’avenir de notre pays.

  31. LALLEMENT, Claude dit :

    Bravo Monsieur le Premier Ministre. Je suis un gaulliste de toujours et j’ai toujours soutenu la droite ! En 207, je n’ai pu que voter pour le Président actuel alors que j’appelais votre candidature de mes voeux ! Je suis retraité après 29 ans de bons et loyaux services en Gendarmerie Départementale, institution légendaire que l’on va brader et disloquer ! Mais le plus important c’est la France et vous seul pouvez faire quelque chose pour nous sortir de ce bourbier. Créez vite votre parti ; je serai avec vous !
    Très respectueusement et cordialement !

  32. mohamed el meknassi dit :

    issue d’une famille militaire, grandit dans un milieu socio-démocrate,je trouve votre présence au sein de la politique en france,une chose essentielle,meme idée que monsieur jacques delors dans les années 80-90,basée sur ce que chaque français attend depuis longtemps,mais malheureusement
    on a pas le temps de pays à chaque fois la meme facture(lourdes)j’ai 40ans et j’envisage de quiter la france pour le canada,car aprés de longs études c’est à mon tour de rendre a la france ce qui m’a donné,reste au gouvernement de comprendre que les chercheurs français ont toujours une place pour eux mais hélas on est loin de ça avec le clientélisme,corruption et le communitarisme(club,sectes,franc-maçon,gay,religion…)merci.

  33. thierry delbos dit :

    Monsieur le 1er Ministre,

    Votre annonce de création d’un parti indépendant, ayant vocation à rassembler au-delà des clivages, autour du triptyque République, Solidarité et Indépendance fait lever un vent d’espoir!

    Votre exigence de justice sociale, votre volonté de redonner à notre pays son rang et sa voix dans le concert des nations, c’est à la fois la France de Jaurès et De Gaulle !

    Le 19 juin, nous serons nombreux à nous engager sur le chemin de la résistance et du renouveau!

    Courage et détermination.

  34. Marc FLACZYNSKI dit :

    Déçu sur beaucoup de points par la politique actuelle du gouvernement (et aussi par les politiques actuels) c’est sans réelle motivation que je me suis rendu au bureau de vote lors des dernières élections régionales.
    J’ai donc suivi avec grand intérêt la déclaration du 25 mars dernier. J’ai beaucoup apprécié… à suivre donc!

  35. DESVOUGES Anne-Marie dit :

    Je me serais bien alliée à votre mouvement, mais.
    Dommage que vous soyez fervent amateur de corridas, c’est à dire que vous soyez de ces spectateurs non seulement avides de pulsions sadiques, insensibles aux souffrances endurées et à l’agonie de ces pauvres bêtes innocentes, massacrées avec beaucoup de cruauté, mais également ignorants de tout ce qui se passe en coulisses des corridas et, notamment, des écoles taurines : avez-vous seulement entendu les hurlements de douleur des jeunes veaux que des gamins de 12 ans s’amusent à poignarder à plusieurs reprises ? savez-vous que les « toros » sont « préparés », c’est à dire qu’on leur enduit les yeux de vaseline, qu’on leur lime les cornes à vif, qu’on leur jette sur le dos pour les affaiblir des sacs de sable, et enfin que leurs sabots sont injectés de soufre ?
    Comment peut-on ne ressentir aucune compassion pour ces innocents que l’on massacre pour le plaisir ? Et pourquoi ? Où est la justification ? L’amusement d’une population !!! QUELLE HONTE POUR L’HUMANITE …
    « Face à la souffrance humaine ou animale, le coeur et la compassion ne se divisent pas » disait Théodore MONOD.
    « S’élever contre la torture de la corrida, c’est défendre notre humanité » dit Albert JACQUARD.

  36. Jean MAGNIN dit :

    Jean MAGNIN, NANCY(54)
    Le discours de Dominique de Villepin du 25 mars 2010 emporte mon adhésion pour notre mouvement politique que nous fonderons le 19 juin 2010. Maintenant, la France fait fausse route avec un débat inutile sur l’identité nationale, le déficit publique qui se creuse, le chômage qui augmente et les inégalités sociales devenues plus criantes que jamais. Désormais, nous devons renouer avec les fondamentaux que nous a légués le Général de Gaulle tels que l’indépendance nationale de la France, la justice sociale avec un resserrement de l’échelle des salaires et l’équilibre des institutions de notre République avec un président de la République qui préside, un gouvernement qui gouverne, un parlement qui légifère et une justice indépendante du pouvoir politique qui juge. A ces seules conditions, notre République française retrouvera sa place de nation pilote en Europe et dans le Monde.

  37. Gilles de Piran dit :

    Monsieur le ministre,

    Après avoir parcouru le forum et intégré les analyses et solutions aux problèmes de la France, il me vient quelques réflexions.
    Avant d’augmenter les impôts il serait souhaitable de luter contre la fraude fiscale. Un exemple sur le statut d’auto entrepreneur qui exonère de la TVA, permet de facturer plus de matériaux que de main-d’oeuvre et de n’être pas imposable à plus du double des 34000€. Un autre, pour les redevables de l’ISF , il suffit de démembrer son patrimoine en conservant la nue-propriété pour retirer celle-ci de la déclaration d’ ISF. Pire encore faire comme cet artiste bien conseillé d’hypothéquer sa villa et de placer son argent en Islande.
    L’économie souterraine sape notre société et reste impunie (s’attaquer fortement au patrimoine de fraudeurs).
    L’Europe me préoccupe aussi : le tandem France Allemagne est devenue la locomotive allemande,; la France ayant en trois ans fait un bond en arrière. Il faut remettre la France au travail mais en apportant la compassion suffisante et non le mépris. »Quand la Chine s’éveille » l’Europe se querelle, les états fraudent entre eux (Grèce) une forme de subprime d’état. Qui prêtera a la Grèce ?
    Réforme des retraites : les Français veulent bien mais souhaiteraient que les députés se l’appliquent également…..
    Égalité des chances ? Après l’affaire Jean S plus personne n’y croit. Pourtant les grands pays ont progressé grâce au sang neuf de personnes de génie : on n’a plus de Delon, Bourvil , Fernandel ce sont tous des fils de.L’ascenceur qui ne fonctionne plus est source d’aigris et peut être de révolution !

    Je me suis permis ces quelques lignes en esperant qu’elles vous seront un peu utiles.
    J’attend la suite……..
    Bonsoir

  38. [...] du parti majoritaire auquel nous avons assisté », a scandé Villepin en introduction de son discours offensif mais [...]

  39. CHEVEU dit :

    Bonjour Mr De Villepin,

    Déçu par la politique actuelle de notre Majorité Présidentielle et étant Membre du Comité Départementale de l’UMP de l’Ain, Membre du Comité de Circonscription de la 4° Circonscription de l’Ain, Délégué Adjoint de Circonscription de l’Ain chargé des Relations publiques, j’ai faillit rendre ma carte car cette politique actuelle ne me convient plus entre le port de la Burqua, l’Identité Nationale et la réforme des retraites, cela ne va pas dans le sens qu’espère nos citoyens français c’est à dire Emploi, Le pouvoir d’achat et le Secteur public.

    Grace à vous, vous m’avez rendu une lueur d’espoir sur votre création futur d’un mouvement politique et suis pret à vous donnez un coup de main dans l’Ain pour remettre en place une politique de Droite et de Gaulisme envers nos citoyens français sur une vraie justice sociale que tous le monde attend.

    Mon objectif c’est un nouveau départ vers le chemin de la justice sociale pour tous, basée sur les valeurs du gaullisme.

  40. ABD ELBAR RAMI dit :

    MR LE PREMIER MINISTRE, MR DE VILLEPIN, BONSOIR :

    JE ME PERMET, EN TANT QU’INDIVIDU VIVANT EN FRANCE DEPUIS PRESQUE TROIS DECENIES ET DEMI, LE MERITE D’ETRE QUALIFIE DE PATRIOTE, MEME SI JE SUIS CONTRE BEAUCOUP DE DECHETS JETES DANS L’ARENE DE LA POLITIQUE, CAR UNE POLITIQUE SANS FOI EST UNE POLITIQUE SANS LOI.
    ET COMME JE L’AVAIS ECRIS UN JOUR === LE TALENT, EST UN DON DIVIN, MAIS SANS TRAVAIL POUR LE FRUCTIFIER ET SANS FOI POUR LE FORTIFIER, IL DEVIENT UN VILAIN DEFAUT.

    BONNE CHANCE MR LE PREMIER MINISTRE ET A BIENTOT.

    MR RAMI

  41. Hicham AFKIR dit :

    Bonjour M. de Villepin,

    Vous êtes ce qu’il y a de mieux pour la France, pour le maintien ou le rétablissement de la grandeur de notre pays.

    Vous avez compris qu’il fallait une politique de droite, mais avec une certaine humanité, une justice sociale permettant à tous les citoyens de ressentir la fierté d’être français.

    J’aimerais intégrer votre parti, mais également participer à la vie de votre parti, en vous apportant certaines idées compatibles avec les vôtres, sur la finance et la morale, sur le règlement de certains déficits par la diminution de certains abus.

    J’aimerais participer à votre projet et vous porter à l’Elysée, afin que notre pays puisse de nouveau être porté par quelqu’un qui aime réellement et son peuple et qui veille à ses intérêts.

  42. Michèle J dit :

    Monsieur De Villepin,
    Dans le désert politique actuel, nous avons besoin d’une vraie route et la perspective de 2012 appelle un vrai programme. Vous semblez être le seul capable d’incarner une vision lucide et indépendante de toute aliénation à la droite d’aujourd’hui qui représente si mal notre pays et ses citoyens.
    En 2007, portée par la vague euphorique de l’élection présidentielle j’ai songé à adhérer à l’UMP imaginant pouvoir y trouver un vrai espace de dialogue. J’ai compris assez vite que cette démarche serait vaine et qu’il valait mieux garder mon argent pour une dépense plus enrichissante. Après bientôt trois années d’un sarkozysme réellement éprouvant, j’entrevoie dans votre engagement une lueur d’espoir et j’ai investi dans votre club. Si vous savez nous écouter, si votre parti est « ouvert », alors vous gagnerez un soutien sans réserves, un soutien actif qui se manifestera dès le 19 juin. Redonnez nous le goût de la vraie politique!

  43. Jean-Pierre Lefeuvre dit :

    « si on prend les 10% des Français qui gagnent le plus et les 10% des Français qui gagnent le moins, on se rend compte aujourd’hui que l’écart est considérable. Dans les années 70-80, cet écart était de 1 à 20. Aujourd’hui, l’écart, il est de 1 à 230 ! » écrivez-vous Monsieur Villepin.

    Les inégalités de revenu sont, en regard à leur importance sociale, trop peu citées par la classe politique et les médias ; trop peu étudiées aussi… Presque un tabou !
    Et ce n’est pas abstrait que de dire que sur 10 convives, le premier prend une part 230 fois plus grosse que le dernier. A quelle table, accepterions-nous une telle disparité ? Effectivement, pour le moins choquante !
     
    C’est donc avec plaisir que j’ai lu cette disparité entre déciles extrêmes dans mon quotidien.
     
    Tout d’abord j’ai été surpris : j’en étais à un écart 10 fois plus faible (CERC, Vassileff, Piketty, observatoir des inégalités, INSEE…) Aussi, je me suis demandé s’il n’y a pas eu une erreur : 230 au lieu de 23, et demandé ses sources à mon journal préféré, l’incitant même à produire un article sur ces inégalités de revenus.
     
    Pour autant, la phrase ne nous apprend rien : elle ignore la source de la statistique, ne précise ni le type de population, ni de rémunération (tous revenus confondus ou seulement les salaires? Bruts ou nets?) pas même l’année considérée. Bref, on ne peut rien en faire, sauf gober l’info…
    Je ne suis plus de ceux-ci. Je suis déçu et fatigué des politiciens qui ont « oublié» le drame majeur qu’est le chômage massif et maintenant institué puisque lors des dernières échéances son éradication n’était même plus à leur programme ; situation à mes yeux insupportable au regard à notre Constitution qui pourtant le rend improbable, voire impossible : « Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi », n’est-ce pas?

    « Participation », proposez-vous. Chiche. Fournissez-nous la source de cette étude ; les données précises de cette stat, y compris bien évidemment les montants des déciles intermédiaires, que chacun puisse se situer dans cette échelle de disparités, leurs évolutions que l’on juge des progressions des uns et des autres et recherchions la fiscalité adaptée pour apporter les correctifs souhaités. Je ne doute pas que les citoyens saurons s’en servir, que ces études nourrirons les débats.
     
    Avec mes remerciements anticipés,
    recevez, mes sincères salutations

  44. pascal mayer dit :

    Bonjour monsieur de Villepin, je vous adresse mes félicitations pour votre survol pertinent des grandes affaires de ce pays. J’ai un souci et je vous l’avais signifié, c’est déjà de voir Sarkosy attirer dans sa toile un de vos collaborateurs, c’est un piege dans lequel sont tombés les proches de Bayrou… N’attendez pas grand chose des forces UMP pour l’échéance en 2012, vous pourriez être très déçu. Votre futur mouvement Monsieur Dominique de Villepin doit avoir un R.N (rassemblement national) car beaucoup de décus du socialisme comme je le suis, des gaullistes de toutes sensibilités, des gens qui se sont exclus de toute vie politique trouvent en vous ( un bon chef d’entreprise ) ne décevez aucun parti actuel car ils seront votre force pour le futur Monsieur le premier ministre qu’ils soient de gauche, du centre ou de droite.. Je vous avais déjà interpellé dans ce sens ainsi que votre secrétaire. Merci de ne pas tomber dans les revanches inutiles et stériles, alors vous rassemblerez une majorité, croyez moi.. Merci et bravo.

  45. Beauvallon dit :

    Cher Monsieur De Villepin,
    Mais bien sûr que vous avez raison, Monsieur le Premier Ministre lorsque vous déclarez que l’échelle des revenus est passée de 1 à 230.
    Autrement dit si au bas de l’échelle l’on trouve beaucoup de Français pauvres qui perçoivent à peine 6000€ par an, l’on trouve en haut de l’échelle une rémunération de 1380 000 €. C’est la rémunération du patron actuel d’EDF. Et ce patron d’EDF ne perçoit qu’une rémunération de misère par rapport à celle de beaucoup de ses « confrères » du CAC, qui se gratifient en outre d’énormes défraiements, avantages en nature considérables,primes considérables, jetons de présence mirobolants, dividendes astronomiques, provisions pour retraites indécentes en forçant sur l’espérance de vie. Ils sont aidés par des spécialistes des rémunérations d’une docilité extrême au sein de leurs comités, pour se constituer des portefeuilles de stocks options mirobolants qui abondent leur patrimoine déjà considérable et mobilisent des équipes championnes de la fiscalité nationale et internationales afin de réduire au maximum le versement de leurs impôts personnels dùs au Trésor de la Nation.
    Ces champions toutes catégories de la très forte rémunération, pour mieux se protéger, exercent des actions de lobbying afin de mieux faire infléchir des mesures qui pourraient être défavorables à leur secteur d’activité et donc à eux-mêmes.
    Pour ces nantis, le bouclier fiscal est une aubaine et avant l’existence de celui-ci, ces riches se portaient très bien. Sans bouclier, ces gens menacent de quitter le pays c’est à dire la France.
    Eh bien qu’ils quittent la France.Ils seront remplacés par des milliers de gens plus compétents, moins gourmands et plus désireux de servir leur pays.La France n’a jamais regretté les « déserteurs économiques »trop soucieux de protéger leur patrimoine.
    Monsieur De Villepin, vous avez été le seul à parler du « patriotisme économique » lorsque vous étiez le Chef du Gouvernement. Cette expression n’a jamais été employée par le Président de la République qui est pourtant en charge de toutes les formes de justice de notre pays.
    Vous percevez à juste titre dans quel délabrement se trouve notre équilibre social et vous seul être en mesure d’apprécier la gravité de cette dérive pour avoir été le seul Premier Ministre à vous battre avec autant d’ acharnement dans le domaine de la politique de l’Emploi.
    Lorsqu’il y a le feu dans la Maison France, il est bien dérisoire de se préoccuper de ce qu’il va se passer en 2012 et en 2017 et à se préoccuper surtout de la protection du « candidat » naturel qu’est le Président de la République en vue de l’échéance présidentielle de 2012.
    Evidemment, personne n’est laissé sur le bord de la route, puisque des millions de pauvres, de chômeurs, de laissés pour compte, occupent le milieu de la chaussée et illustrent parfaitement et peut être durablement un « exode économique » de grande ampleur qui est sans aucun doute le dernier avertissement avant qu’une explosion sociale ne se produise, et ce, peut être bien avant 2012!
    Merci, Monsieur le Premier Ministre, et c’est parce que vous n’êtes par Parlementaire, ni Ministre, ni nanti de la République, que vous êtes aujourd’hui notre seul RECOURS.

  46. Ngwije claude dit :

    Cher(e)s ami(e)s du club De Villepin,
    Maintenant je suis convaincu que Dominique de Villepin repond exactèment aux exigences des français, c’ est une question du temps afin que la france et les français retouvent celui qui a osé de dire non à la guerre en Iraq.
    Quand De Villipin dit  » Non  » c’ est qu il y a quelque chose vraiment qui ne va pas en france ou dans le monde, je me rappelle bien quand il a dit non au gouvernement Raffarin qui ne repondait pas aux exigences des français et maintenant il vient de dire encore non parceque le pouvoir ne repond pas encore aux exigences des français.
    Moi je pense qu’ il est temps et comprèhensible pour les français de faire recourrir à Dominique de Villepin le seul pour le moment qui peut redemarer la morale des français.

  47. dalido dit :

    Monsieur le premier ministre.bravo,les vents seront peut-ëtre par moment contraires mais je ne doute pas que vous teniez le cap.

  48. Joëlle dit :

    Cher Monsieur,

    Merci pour cet espoir, tenez bon, nous sommes avec vous. Nous sommes entré en résitance.

  49. Pétain Michelle dit :

    Mes amis et moi trouvions qu »il n’y avait plus d’homme politique digne de ce nom encore capable de nous représenter,un homme de prestance, d’autorité et… qui en ait! Nous étions là de notre triste constat d’échec, à l’issue des régionales, quand j’ai timldment fait remarquer:
    « Si, il y en a encore un: Villepin » Et tous de s’écrier : c’est vrai, mais il ne fait pas vraiment de politique… Sinon, tu as raison, il serait bien. Et vous annoncez votre grand projet! Il était temps que quelqu’un qui ait fait ses preuves se lève, et vous l’avez fait.Nous serons là le 19 juin.

  50. Kahveci Abdurrahman dit :

    La France va grandir avec vous.Vous avez toutes les qualités d’un grand d’homme d’état pour mettre la France à sa vraie place au niveau international.je suis un turque et un vrai amie de France,je veux que la France gagne,avance et retrouve sa vraie puissance en devenant un vrai Pays de droit de L’Homme.A.KAHVECI

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