Mardi 24 août 2010

Dominique de Villepin, président de République Solidaire, était l’invité de Jean-Michel Apathie sur RTL mardi matin. Voici la [...]

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Politique


Diversité d’expression des opinions

« Nous voyons, aujourd’hui, dans notre pays, les difficultés qu’a l’opposition pour s’exprimer. Il est important qu’au sein de la majorité il y ait un véritable débat, et ce que j’entends être, c’est une l’alternative républicaine, pour proposer des idées, pour avancer un certain nombre de pistes de réflexions. Ce travail là est indispensable. Pourquoi ? Parce que la seule limite que nous devons nous fixer est de servir l’intérêt général. »
(Club Villepin, 10/11/09)

« Je crois que nous vivons dans une démocratie qui manque parfois de voix singulières, ou de voix différentes, c’est vrai sur le plan politique, c’est vrai sur le plan culturel, c’est vrai sur le plan social. Je crois que nous avons besoin de plus de diversité d’expression (…), de propositions (…). Nous ne nous posons pas les bonnes questions : est-ce que nous pourrons continuer à avancer ainsi avec un tel endettement, sans véritablement augmenter les impôts, et quels impôts ? »
(RTL, L’invité, 26/10/09)

« Dans une majorité, qui est dominée par la personnalité très forte du Président de la République, le fait d’exprimer une voix différente, même si c’est une petite voix, a du sens. Et je pense qu’une majorité a toujours un problème, jusqu’à l’échéance présidentielle : c’est de toujours avoir la capacité à mener des politiques alternatives. Et moi c’est la feuille de route que je me suis donné. (…) La politique, c’est de toujours avoir des hommes de rechange, et des idées de rechange. »
(Conférence de l’EDHEC, 16/10/09)

Équilibre des pouvoirs

« Nous avons un déséquilibre dans nos institutions qui provoque une situation où personne n’est à sa place. Le parti n’est pas à sa place, le Président de la République est plus Premier ministre que Président de la République, et le Premier ministre est malheureusement trop à l’écart. »
(Europe 1, 14/12/09)

« Partons de la réalité des Français (…) et nous constaterons qu’il y a un déficit d’action en France, qu’il y a une trop grande concentration du pouvoir, une trop forte personnalisation du pouvoir, qui nuit à l’efficacité des politiques qui sont menées : un homme seul ne fait pas une politique. »
(Le 7/10, France Inter, 28/10/09)

« Le Président de la République a commis une erreur en imaginant que le quinquennat devait se faire au détriment des autres pouvoirs, en particulier du gouvernement et du Premier ministre. Le déséquilibre qui existe aujourd’hui dans notre pays, au sein de l’exécutif, explique l’absence d’efficacité de la politique qui est menée. (…) C’est un Président qui lance des réformes mais on voit que ces réformes n’aboutissent pas, parce que l’Etat n’est pas mobilisé. (…) Vous pouvez décider ce que vous voulez dans le Palais de l’Elysée, si ce n’est pas appliqué sur le terrain, rien ne change. »
(France Inter, 09/07/09)

Façon de gouverner

Sur la candidature de ministres aux élections régionales : « Je me pose la question. Dans une telle période de crise, on doit concentrer son énergie et ne pas donner le sentiment de courir plusieurs lièvres à la fois. »
(Le Parisien, 21/02/10)

« [Il] est important de rendre compte, important de donner du sens à l’action politique, telle qu’elle est engagée, important de faire le point sur les résultats qui ont sont obtenus ou sur les échecs qui méritent réflexion pour que nous ne renouvelions pas les erreurs. Donc la vie politique a besoin de plus de débat, sans doute de la part des dirigeants de plus d’exigence de confrontation et de rencontres avec les Français. »
(Club Villepin, 25/01/10)

« C’est très important en France, quand on est engagé en politique, de regarder autour de soi, de regarder ce que ressentent nos concitoyens. La politique, c’est d’abord de servir, et pas se servir. (…) C’est être capable d’être une force de proposition, et pourquoi pas, et c’est ce à quoi je veux travailler, une force d’alternatives. (…) Être en politique aujourd’hui, c’est assumer une mission devant les Français »
(Le 7/10, France Inter, 28/10/09)

« Nous vivons dans une démocratie où une polémique succède à une autre politique (…). Ce ne sont pas les problèmes des Français. »
(RTL, L’invité, 26/10/09)

« Quand il y a le soupçon de la faveur dans notre pays, je crois qu’il y a quelque chose qui se détraque (…). L’esprit de cour, c’est un véritable danger pour la démocratie française. Tout ce qui peut ressembler à de la faveur doit être évité (…). Quand on est proche du pouvoir, on a plus de contraintes que les autres. »
(RTL, L’invité, 26/10/09)

« Arrêtons de danser sur les tables, la politique n’est pas un jeu. (…) N’imaginons pas qu’il suffit de faire quelques pirouettes et quelques galipettes pour répondre aux problèmes des Français. La réalité que vivent les Français n’a plus rien à voir avec ce dont parlent les politiques. Il faut du sérieux, (…) que les hommes politiques retrouvent le sens de leur mission. »
(France Inter, 09/07/09)

« La question, c’est que le Président de la République qu’il représente, soit capable de faire preuve non pas de banane, mais de vision, d’anticipation, de sagesse. (…) On n’attend pas d’un Président qu’il soit survitaminé, on attend d’un Président qu’il soit sage. »
(Dimanche Soir Politique, 29/03/09)

« Je crois que nous avons un problème de gouvernance dans la mesure où le Président de la République occupe beaucoup d’espace politique, qu’il s’impose comme le centre de la vie politique dans une époque où il faudrait jouer davantage collectif, mobiliser les uns et les autres et faire en sorte que chacun connaisse exactement sa feuille de route. Or, on voit bien qu’entre le Président de la République, le Premier ministre, les membres du gouvernement, il y a parfois non seulement des dissonances, mais une mauvaise organisation, une mauvaise orchestration du travail de chacun. On l’a vu sur la Guadeloupe, on le voit sur les Universités, on le voit sur beaucoup d’autres sujets. Je crois que tout ceci est dommageable. »
(L’Internaute, 03/03/09)

Rupture

« J’ai le sentiment que la politique de rupture est en fait un tableau de chasse politique. On veut remplir ce tableau de chasse au détriment de ce qui est essentiel, c’est-à-dire la modernisation et l’unité de notre pays. »
(France Info, 17/03/09)

« La politique de rupture de Nicolas Sarkozy a été engagée à contretemps et à contresens, cherchant à imposer en France un modèle qui a fait faillite outre-Atlantique, et alors même que nous avions engagé entre 2005 et 2007 avec mon gouvernement un combat sur trois fronts qui commençait à porter ses fruits : la bataille de l’emploi, en réduisant le chômage de deux points ; la bataille contre l’endettement public, en ramenant le déficit de 50 milliards à 37 milliards d’euros ; la bataille du patriotisme économique, à travers production et compétitivité. »
(La Tribune, 11/02/09)

Ouverture

« Je suis convaincu de la nécessité de dépasser les clivages partisans (…). Nous avons besoin de plus de consensus, comme l’ont les Anglo-Saxons (…). Mais indiscutablement, la politique d’ouverture a été perçue, vrai ou faux, par un certain nombre de nos compatriotes comme une politique de débauchage des individus, plutôt qu’une capacité à dépasser des frontières idéologiques. Donc je crois qu’il faut retenir la leçon (…) : être capable de dépasser les clivages en s’entendant sur un certain nombre de sujets, mais est-ce qu’il faut pour autant passer d’une ligne à l’autre (…) ? je ne crois pas que cela contribue à l’efficacité du débat publique. »
(Conférence de l’EDHEC, 16/10/09)

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Un commentaire sur “Politique”

  1. sory dit :

    Les problèmes actuels sont d’ordre économique et financier à l’origine. Le reste en découle. La crise ne doit pas être une excuse pour justifier une politique, mais elle doit être résolue. Or, les causes de cette crise,qui a été un facteur aggravant de la chute de notre économie, car elle n’est pas la seule responsable, n’ont pas été endiguées. On a pris des dérivatifs, les bonus des traders et les stocks options, pour occuper les médias et l’opinion publique. Les causes réelles sont des manques de contrôle sur les outils d’investissements spéculatifs purement financiers, tels que les edges funds et autres, et leur implication et pénétration dans l’économie traditionnelle. En fait, rien n’est changé à ce jour quant à leur méthode d’intervention, le risque est toujours là, de les voir mettre sur le marché des produits aussi nocifs qu’auparavant.
    Les commissions de surveillance des banques et des assurances, organismes financiers sous tutelle du Ministère des Finances , n’ont pas réagi au problème et jusqu’à maintenant aucune mesure n’a été prise. Nous risquons donc une autre crise qui mettrait l’économie mondiale à plat, car celle-ci ne pourrait plus être amortie par des états déjà sur-endettés.
    Quelles seraient les mesures de consolidation et de protection que vous préconisez pour éviter un tel scénario?

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