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La Lettre d'information  

Cohésion sociale


Retraites

« Il y a moins deux sujets qui doivent être traités :
- d’abord, le financement des retraites, qui n’est pas assuré sur longue période. Nous risque de nous retrouver en 2050 avec un déficit annuel qui sera à peu près de 70 milliards [d'euros], voire plus, (…) c’est un défi majeur. Cette réforme du financement doit prendre en compte deux exigences, [celle] de la compétitivité de notre économie (…) et donc que les cotisations en matière de retraite ne pèsent pas trop sur les salaires, il faudra donc sans doute réfléchir à une assiette plus large sur d’autres types de revenu, et [celui] de l’allongement de la durée de vie ;
- l’architecture globale du système doit être corrigée pour plus de transparence. Beaucoup de Français et de Françaises ne savent pas à quoi ils auront droit. (…) Il faut simplifier les retraites. Il y aujourd’hui environ 28 régimes différents (…). Et puis prendre en compte les situations spécifiques, et je pense en particulier à la pénibilité. »
(Club Villepin, 22/02/10)

« Il faut satisfaire à une exigence d’efficacité et une exigence d’équité. Faire porter la réforme sur les salaires serait une erreur car cela pèserait encore davantage sur la compétitivité française. Une réforme globale est très importante : nos compatriotes sont inquiets du fait de trop d’opacité et de complexité. C’est l’occasion de clarifier et de simplifier. »
(Le Parisien, 21/02/10)

« Dans les prochaines années, nous allons assister à un retournement démographique : le nombre d’inactifs va dépasser le nombre des actifs. Donc c’est un enjeu national avec une clef (…) : faire en sorte qu’un consensus se dessine pour aller jusqu’au bout de la réforme. Rien ne serait pire qu’une réforme en petits morceaux qui ne pose pas la question centrale, qui sera celle du financement de notre modèle social. Est-ce que nous allons continuer à [le] financer (…) par le biais des salaires, alourdissant la charge des entreprises et ruinant notre compétitivité ? Ou est-ce que nous allons nous appuyer sur l’ensemble des revenus du capital ? »
(RMC, 29/01/10)

Pacte social

« Nous avons besoin d’une urgence économique, sociale, politique, partagée par tous. Il faut que chacun soit pénétré de la même conviction : c’est la gravité de la crise, et malheureusement une crise longue. (…) Nous avons besoin d’un pacte républicain fort : c’est un héritage français. Nous avons besoin aussi d’être fidèles à un modèle social partagé par tous, et c’est là où nous avons besoin de justice sociale. »
(France 5, Ripostes, 22/03/09)

« Le bouclier fiscal était justifié par un souci de dynamisme économique et de justice fiscale. Mais dans cette crise, nous avons besoin de justice sociale. » (France Info, 17/03/09)

« La société française est au bord du précipice. Il y a danger d’explosion sociale et d’inefficacité de l’action engagée (…) Cela patine : il y a d’un côté un gouvernement et un Président qui multiplient les réformes, et de l’autre côté, un pays qui ne comprend pas où on veut l’emmener et qui s’interroge sur le bien-fondé de la politique menée. »
(RMC Info, 21/01/09)

« Je ne cesse de me poser la question suivante : la Révolution française est-elle terminée ? Est-ce que cette coupure entre la société et le pouvoir a vraiment été surmontée ? Lorsque l’on voit la suspicion des Français à l’égard de la politique et du pouvoir, on peut se le demander. (…) Cette idée de réconciliation reste le point central de la politique française. Pour y parvenir, il faut fixer un dessein commun. »
(Le Figaro Magazine, 23/08/08)

Jeunes

Sur les formations en alternance : « L’idée de dissocier les places dans les écoles et les places dans les entreprises, ou de laisser à l’élève le soin de trouver l’entreprise qui va l’accueillir lorsqu’il sera dans l’école, c’est à mon sens une vraie rupture de l’égalité des chances. Donc il faudrait que le contrat qui lie l’élève à l’école dans un même temps, automatiquement, lui donne accès à l’entreprise. »
(Club Villepin, visite à Draveil, 14/11/09)

A propos du RSA Jeunes : « Il s’agit d’un contrat spécifique, avec un demi-emploi et une demi-rémunération (…). En 2006, la proposition que j’avais faite avec le Contrat premier embauche, c’était un vrai emploi, avec une vraie rémunération… alors c’est vrai qu’il y avait un délai d’adaptation, peut-être difficile à vivre dans un monde qui bouge vite. (…) Le risque [avec le RSA jeunes] est de créer une trappe à précarité. La démarche qui était la nôtre à l’époque (…) ne coûtait pas un sou à l’État. Nous sommes là [avec le RSA jeunes) dans une démarche qui repose sur la contribution du budget de l'État. »
(Club Villepin, 02/10/2009)

Insertion des jeunes : « Il y a des attentes très profondes des Français. Les Français veulent des réponses dans les domaines de la vie quotidienne. Ils veulent aussi des réponses pour l’avenir de la France et l’avenir de leurs enfants. Tout cela est parfois long à venir ; donc ils s’inquiètent ».
(RTL, 07/02/08)

SDF

« [Il y a] des situations très diverses parmi les sans-abris. [Il faut] essayer de prévoir des maraudes plus nombreuses, mieux organisées, multiplier les possibilités d’accueil (…), avec un référent : l’accompagnement personnalisé de celui qui rencontre des difficultés est un élément extrêmement important [car] (…) il y a des réposnes spécifiques en fonction des difficultés qui sont indispensables, si on veut être efficace. (…) Je regrette pour ma part que le plan de cohésion sociale [note : sur la politique du logement], qui arrive à échéance cette année ne soit pas reconduit ; il y a de ce point de vue beaucoup à faire. »
(Club Villepin, 20/11/09)

Banlieue

« [Je propose la création d'une] agence nationale du développement économique pour les banlieues. Une telle agence, qui se donnerait pour but de créer des emplois et de faciliter la recherche d’emplois pour les jeunes, serait une solution adaptée. Par exemple, dans le cadre de l’ANRU [Note : Agence nationale pour la rénovation urbaine], on pourrait inciter les bailleurs sociaux et les architectes à faire en sorte que les rez-de-chaussée des immeubles puissent être consacrés à l’activité économique de très petites entreprises et d’associations, avec des loyers extrêmement bas. Ensuite, il faudrait permettre à des petites entreprises de banlieue de former des groupements d’intérêts économiques pour participer à des appels d’offres ; leur permettre de s’associer à de grandes entreprises et de bénéficier ainsi du soutien de banques, qui pourraient accompagner dans la durée des projets. »
(Bondy Blog, 20/01/10)

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4 commentaires sur “Cohésion sociale”

  1. Jacques dit :

    Non la Révolution française n’est pas terminée bien au contraire Mr Sarkosy nous y mène tout droit

  2. meynard jean dit :

    Monsieur,nous nous sommes rencontrés en Martinique cet hiver dans un petit restaurant appelé »le fruit de la patience » et nous avons évoqué la situation actuelle.Pendant trois quart heure avec mon collègue, nous vous avons dit que vous deviez reprendre votre place en politique, malgré votre appartenance à la même famille politique que celle de notre gouvernement actuel, moi même y adhérant.Quand vous dites que la révolution Française n’est pas terminée, vous me confortez dans les propos dont j’avais discuté avec vous ,en vous stipulant que ceux qui sont actuellement nos dirigeants, ne sont ni plus ni moins ,que ceux qui ont coupé la tête au roi.Monsieur Sarkozy en est la parfaite image.Je n’ai pas signé de chèque en blanc à ce roi soleil.Soyez fort pour la République.Recevez,Monsieur, mes salutations très distinguées.

  3. perrin jean robert dit :

    retraite: peut on aller contre le sens de l’histoire et l’évolution de l’éspèce humaine?
    Au regard de l’évolution des richesses crées par le monde du travail, peut on aller contre le sens de l’histoire et l’évolution de l’éspèce humaine?

  4. Abdelmajid MOUDNI dit :

    Je me rejouis de venir rejoindre le club Villepin – sympathisant de gauche depuis de nombreuse années,acteur associatif jeunesse je suis décu de voir l’héritage de notre pays s’émietté d’année en année. Aujourd’hui moi même à 32 ans je ne sais pas pour qui je voterai au régionale. Entre une gauche démagogique et sans réel projet et une droite sclérosé par son roi, je vois en Monsieur Villepin la seule personnalité à transcander les divergences dans notre pays car il est l’image d’un pacte républicain fort.Il est l’incarnation d’une certaine dignité politique et représente une solidité dont les francais ont besoin surtout en ces temps difficil. Je suis heureux d’entendre les mots de justice sociale ou comment accompagner nos compatriotes à vivre en dignité sans assistanat. Comment eduquer nos enfants dans l’exemplarité, par le mérite mais aussi dans l’expérimentation. La France que j’aime elle incarne le respect, la dignité, la compassion, elle sublime les cultures et les identités, elle integre et accueil, elle donne l’exemple et condamne l’injustice, ma France c’est celle qu incarne monsieur Dominique De Villepin.

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