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Villepin : « une souveraineté partagée avec l’Europe ». Europe 1


Invité de Bruce Toussaint sur Europe 1 jeudi matin, l’ex-Premier ministre Dominique de Villepin a déploré le « grand contresens » que chacun fait « en imaginant que grande souveraineté européenne, c’est l’horreur ». « Aujourd’hui, l’indépendance n’a pas le même sens qu’à l’époque du Général de Gaulle », a-t-il assuré avant de développer sa propre vision de l’Europe, alors que les 27 se réunissent jeudi à Bruxelles.

« Je préfère être un pays équilibré financièrement dans le cadre européen, à partir d’une souveraineté partagée avec l’Europe. Je suis pour une union bancaire, pour union financière et surtout une union politique. Il faut un président de l’Europe, un gouvernement de l’Europe, un exécutif européen et il faut aussi une capacité législative. Ça veut dire qu’il faut un budget de l’Europe. Si nous voulons peser nous avons besoin de l’Europe », a assuré Dominique de Villepin.

L’ancien Premier ministre a dressé un message au président français. « Il faut qu’il choisisse et qu’il n’ait pas peur. Il faut à la fois plus de contrôles et donc avancer vers plus d’union politique, et en même temps, il faut plus de solidarité », a-t-il affirmé plaidant pour que « Français et Allemands (fassent chacun) la moitié du chemin ». C’est ainsi, a-t-il conclu, que « nous avancerons tous ensemble ».

 

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Un commentaire sur “Villepin : « une souveraineté partagée avec l’Europe ». Europe 1”

  1. Philippe dit :

    Bonjour Mr de Villepin,
    Il faudra remettre l’Europe à l’endroit, savoir vraiment où l’ on veut aller tous ensemble. Seulement aprés, on pourra parler de plus d’ intégration, confier plus de pouvoir aux Institutions communautaires. Mais avec l’ histoire du texte anti-contrefacon ACTA, je crois bien que la Commission européenne s’ est discréditée. le Parlement européen a redoré quant à lui son blason de défenseur des droits des citoyens de l’ UE. On ne peut plus avancer ainsi, au gré des textes imposés de l’ extérieur, aux dispositions de circonstance. Il faut en tout cas encadrer la Coimmission qui profite toujours des écrans de fumée découlant de l’actualité internationale pour faire passer subrepticement des textes coercitifs. Le drame, c’ est que nous n’avosan jamais sû faire simple pour réformer l’ UE. Le Traité de Lisbonne n’ avait de « simplifié » que le titre. Quand on connait le montant de moyens financiers dormant et que la Commission d’ elle-même n’ a pas eu l’ idée de mobiliser ces-dits fonds pour relancer l’ activité dans les Etats-membres en difficulté., il y a de quoi se poser des questions. Avant de parler de souveraineté partagée – une souveraineté se partage-t-elle vraiment ?- il faut déjà remettre de l’ ordre dans les finances publiques des Etats dans une impasse budgétaire inqiétante. C’ est l’ urgence. Pérenniser les assiettes fiscales, contrôler drastiquement les dépenses de fonctionnement, voolà les priorités essentielles. Et on peut impsoer à la Commission de mettre à la disposition des 27 des moyens prompts à relancer l’ économie à travers l’ aide aux PME, aux artisans. Ainsi il y aurait une répartition des tâches : aux Etats, la politique de rigueur, aux Institutions communautaires la relance par l’ offre. Mais je précise que cela n’ empêche nullement les Etats membres de susciter les conditions préalables à cette quête de croissance. On ne devrait pas tout attendre de Bruxelles : celle-ci ne peut que nous accompagner, non nous devancer.

    Philippe Dahbi

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