Présidentielle : Villepin enrôle Jean-Claude Carrière et Azouz Begag (Le Parisien, 16/01/2012)
Ses voeux à la presse devaient être l’occasion pour Dominique de Villepin, de présenter son site Internet et son équipe de campagne. Las, «tout cela est rattrapé par un événement considérable» : la perte du triple A. Au lieu d’en dire plus sur sa campagne, l’ancien Premier ministre s’est donc concentré depuis son «PC de campagne», selon ses termes, sur le bilan de Nicolas Sarkozy (qu’il critique) et le sien (qu’il vante). De la composition de l’équipe de campagne, il n’a pas été question dans son discours. Elle a simplement été distribuée par écrit aux journalistes à l’issue des voeux. Figurent notamment des anciens ministres comme Brigitte Girardin, nommée directrice de campagne, mais aussi Azouz Begag et Nelly Olin, tous deux conseillers politiques. Egalement conseillers politiques, les députés villepinistes Jean-Pierre Grand et Marc Bernier. L’écrivain Jean-Claude Carrière, auteur notamment de «la Controverse de Valladolid», est «coordonnateur pour le projet». Luc Brossolet, qui fut un des avocats de Dominique de Villepin dans l’affaire Clearstream, prend le poste de porte-parole de la campagne. Olivier Orban est conseiller stratégie et Marin de Viry conseiller communication. Le couturier franco-italien Emmanuel Ungaro se trouvait dans l’assistance. Selon Villepin, la perte du triple A «signifie clairement l’échec du quinquennat» «Je n’aurais jamais été candidat si le bilan de Nicolas Sarkozy avait été un bon bilan et s’il avait été fidèle au redressement engagé avant 2007», a attaqué d’emblée celui qui s’est posé comme un recours à droite. Selon lui, la perte du triple A, «signifie clairement l’échec du quinquennat». Echec que ce rival du président sortant impute à «une méthode» dénuée de «priorités claires» – «je mets au défi quiconque de pouvoir rappeler quelles ont été les priorités du gouvernement», a-t-il lâché ; à «un choix fait depuis 2007», celui d’«ouvrir les vannes de la dépense» ; et à «un volontarisme de façade» qui a conduit à une «réforme des retraites douloureuse et deux plans de rigueur inefficaces (…) avec à chaque fois la promesse que c’était le dernier effort». Parmi ses propositions, le passage aux 37 heures «En cinq ans nous avons décroché par rapport à l’Allemagne», a accusé Dominique de Villepin avant de souligner qu’«aujourd’hui le rapport s’est considérablement inversé» si l’on compare à l’époque où il était lui-même à Matignon. L’ex-chef de gouvernement a estimé que «la dégradation de la note française doit sonner le réveil politique», avant de valoriser son action de «premier Premier ministre à agir sur la dette» et d’égrainer ses propositions parmi lesquelles figurent notamment le passage aux 37 heures – également proposé par Hervé Morin (NC) – la mise en place d’un gouvernement resserré de dix ministres et la réduction du nombre de régions à huit ou dix. Un appel du pied à la majorité Dominique de Villepin, qui compte écrire aux parlementaires, a fait un appel du pied à la majorité. «C’est l’échec du président sortant Nicolas Sarkozy, c’est aussi l’échec de son Premier ministre François Fillon, mais ce n’est pas l’échec de toute la majorité», a-t-il souligné. «Je n’oublie pas que j’en ai été le chef et que nous avons réussi à gagner ensemble des batailles.» Lui, a appelé à nouveau à un «rassemblement de tous au-delà des clivages». «Nous devons redevenir nous-mêmes», a-t-il conclu. Un commentaire sur “Présidentielle : Villepin enrôle Jean-Claude Carrière et Azouz Begag (Le Parisien, 16/01/2012)”Laisser une réponse |
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J’apprécie le ralliement d’Azouz Begag, qui est un signe de reconnaissance envers D de Villepin.
Le contraire m’aurait déçue.